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    Aumônier de la Marine, à quoi sert-il ?

           C'est à partir d'une modeste expérience de quelques semaines (j'ai rejoins la marine nationale le 1 septembre 2009) que j'écris ces quelques lignes. Cependant j'éprouve le besoin et le droit de répondre à cette simple question : "Mais à quoi sert l'aumônier dans la Marine Nationale ?"

          Premièrement : en forme de provocation, et comme pour tout aumônier (de milieu), je répondrais : à rien ! et c'est heureux.
    Dans notre monde où tout doit être justifié, rationnel et lucratif. N'est-ce pas le rôle de l'Eglise de proposer d'autres perspectives ? En effet, "les pensées de Dieu ne sont pas vos pensées", ne sont pas les pensées des hommes. Et puisque tout est vanité, "à quoi bon gagner la terre, au tombeau on emporte rien !"  

          Mais cette réponse ne satisfaira pas grand monde et surtout pas l'Etat-major des armées qui rend des comptes aux politiques de notre Etat laïque. Je vous propose donc d'autres réponses dans un ordre qui ne dit rien d'une primauté quelconque des idées qui vont suivres :

    - Etre signe de l'amitié humaine au nom du Seigneur. L'aumônier militaire, en ce sens, est "l'aumônier de tous" sans distinction du grade, de conviction, de religion, d'arme ou de spécialité. S'essayer à être l'ami, du plus grand nombre sinon de tous me semble être un défi que relève le "Padré" (ainsi appelle-t-on l'aumônier dans l'armée). Un Bonjour, un sourire, une phrase sympathique ou une blague sont les outils de base, chacun selon son style. Mais avant tout : "être avec" l'équipage aux assemblées, appels, exercices, ... et, pourquoi pas ?, des quarts (20-24h, 00-04h, 04-08h). Se tenir pret à rendre service, à écouter avec empathie, donner du temps, ....    

    - Etre signe d'une réalité invisible. Le "Padré", "Monsieur l'aumônier" est salué avec bienveillance alors qu'il n'est pas affecté à l'équipage en permanence. Il n'a pas d'utilité technique pour le bon fonctionnement du bateau, à ce titre on peut dire qu'il "n'est pas indispensable". Mais on lui parle et l'on sait qu'il ne répétera rien de secret ou qui puisse poser problème. D'une certaine manière, lui parler ressemble parfois à une réflexion à haute voie qui peut permettre de prendre de la hauteur avec ce qui préoccupe. L'aumônier c'est un "homme de Dieu" qui "s'il ne fait pas d'bien", "ne fait pas d'mal" non plus. Sans grade, l'aumônier a des attribus d'officier ainsi il peut apparaître comme un recours possible qui passe au dessus voir "transcende" une hiérarchie toute humaine.

    - Etre signe de Dieu et de son Eglise aussi. Le "Padré" célébre la messe bien sûr, il est là aussi pour d'autres sacrements (au cas où). Et il n'est pas rare que si le marin ne se rend pas à l'office il se confie à la prière ou bien il confie une intention. Il est fréquent aussi, qu'à la sortie de la messe, des marins s'inquiétent de savoir si "ça s'est bien passé". Pratiquants ou non, les marins abordent de manière souvent détourné les questions de foi (approches politiques, sociales, morales, ... avec humour ou par provocations) et la présence de l'aumônier permet de le faire simplement alors que leur statut militaire les engage à une neutralité et une discrétion. C'est l'honneur du législateur d'avoir pris en compte la prégnante réalité de la vie spirituelle des hommes et femmes auxquels la Nation demande de servir jusqu'au don suprême de leur vie s'il le faut. L'aumônier catholique, à sa manière, avec eux, au nom de l'Eglise en fait autant.   

          A quoi sert l'aumônier ? à rien de plus qu'un curé, pas plus que la prière. Cette question : "à quoi cela sert-il ?" n'est pas très pertinente en fait ou bien elle peut s'avérer fort dangereuse (un homme très handicapé, parcequ'il ne "sert" à rien, pourrait finir par devenir bien encombrant).
    L'aumônier dans l'armée, dans la marine, n'a pas d'autre utilité que la reconnaissance qu'on lui accorde. Cette faiblesse c'est sa grandeur ! (2Co12,10)  

    Aumônier de la Marine, à quoi sert-il ?


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  •       Voici deux prières qui témoignent du soucis des chrétiens pour la conversion, comprenons ici le droit de bénéficier du salut en Jésus-Christ, des musulmans. Pussent elles inspirer quelques prières pour aujourd'hui.  


    PRIERE A NOTRE-DAME D’AFRIQUE

    POUR LA CONVERSION DESMUSULMANS

     

     

    O Cœur saint et immaculé de Marie, si plein de miséricorde et de compassion, soyez touché de l’aveuglement et de la profonde misère des pauvres Musulmans.

    Vous, la Mère de Dieu fait homme, obtenez-leur la connaissance de notre sainte Religion, la grâce de l’embrasser et de la pratiquer fidèlement, afin que par votre puissante intercession, nous soyons tous réunis dans la même foi, la même espérance et dans le même amour de votre divin Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié et qui est mort pour le salut de tous les homme, et qui, ressuscité plein de gloire, règne en l'unité du Père et du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

     

                O Notre-Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans. Ainsi soit-il.

     

    Lyon – Imp DUMOULIN

     

     

    PRIÈRE POUR NOS FRÈRES MUSULMANS

     

     

    Nous venons vous prier. Seigneur, pour des morts de l'Islam.

    Ils étaient fils de ceux qui se sont tant battus, jadis,

    De Charles Martel et Monseigneur Godefroy.

    Le désert de Palestine se souvient encore

    De I' envol des escadrons sous un soleil de feu.

    Du choc des armures et du râle des hommes mourant illumines

    Par l'ardeur du combat ou I' ivresse de la lutte.

    Le sable a bu le sang des vieilles hécatombes

    Et les moissons ondulent dans la plaine de Poitiers.

    Et voici qu'un jour, Notre-Dame de la Garde.

    Vous dont le visage se tourne vers la terre d'Afrique.

    Vous avez vu surgir à I' horizon de la mer,

    Par les routes Ataviques.

    L'escadre innombrables des nouveaux Croisés

    Qui accouraient combattre I’ hérésie nouvelle.

    Les fils des Barbaresques sont morts pour que s’efface,

    Des flancs pierreux de votre colline.

    Jusqu'à la trace de la lèpre brune;

    Et les Fils de France qui les menaient à la bataille

    Ont, à votre bénédiction,

    Humblement incliné leurs fanions victorieux.

    Ils sont venus, Seigneur, des rives sarrasines

    De votre méditerranée chrétienne.

    Com bien d'entre eux sont morts sur les routes de France,

    Des cyprès de Provence jusqu'aux neiges du Rhin,

    Si loin de cette terre où leur cœur était resté

    Si loin des tentes noires et des ksour fauves.

    De la montagne bleue et des oliviers tordus,

    Du doux bruissement des palmes sous la brise du sud

    Et de l’âpre chanson du vent.

    Dans les branches puissantes des cèdres argentés.

    Remplis du souvenir d'une lumière unique.

    Leurs yeux se sont fermés aux brumes d'Occident.

    Certes ils n'ont point admis la loi qui est la nôtre,

    Mais ô merveille de charité !

    Ils ont fait au pays chrétien I' offrande de leur simple vie

    Et, lorsqu'un sort compatissant les libérait pour quelques heures

    De la boue et du froid et de leur immense fatigue,

    Du grondement des chars et du tonnerre des canons

    Et de la hantise de la mort.

    Ils nous accompagnaient d'un regard fraternel

    Jusqu'a la porte de vos sanctuaires

    Où nous allions vous supplier pour nous mêmes et pour eux.

    Seigneur, dans votre infinie bonté,

    Malgré notre orgueil et nos défaillances,

    Si vous nous faites à la fin de nos épreuves

    La grâce de votre béatitude éternelle,

    Permettez que les durs guerriers de Berbérie,

    Qui ont libéré nos foyers et apporté à nos enfants

    Le réconfort de leur sourire,

    Se tiennent auprès de nous, épaule contre épaule,

    Comme ils étaient naguère sur la ligne de bataille

    Et que, dans la Paix ineffable de votre Paradis, Ils sachent.

    O qu'ils sachent Seigneur

    Combien nous les avons aimés !

     


    Chef de Bataillon Georges HUBERT
    Commandant du XVe Tabor Marocain




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