• Vin Breton

    Vin Breton


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  •        Le parlement français a favorablement envisagé la promulgation d'une loi consistant à sanctionner pénalement les négations de génocides. Si le projet de loi est odopté, la réalité du génocide arménien, entre autres, ne pourra plus être contestée.

                  Ce projet suscite en moi quelques réflexions :

    1/ Je m'étonne que le législateur, politique, s'inquiète sinon de faire l'histoire du moins se charge de l'encadrer. Il me semble que c'est à l'université de le faire. Pourquoi pas en donnant plus de pouvoir moral à l'Institut de France ? Cette dispoosition laisserait possible les débats entre spécialistes jusqu'à approbation de l'Institut qui garantirait les contenus de l'enseignement (primaire, segondaire et universitaire) en France.

    2/ J'observe que la Turquie pour s'opposer à ce projet et faire pression, dont on nous dit que c'est un Etat laïc, accuse la France d'être islamophobe. Or la France ne fait pas d'accusation sur le registre religieux. Le génocide des arméniens ne fut-il pas exécuté lors de l'apogée de l'établissement de l'Etat laïc ? En conséquence, est-il possible d'être en désaccord avec la Turquie sans que cela soit considéré comme une atteinte à leur culture musulmane et donc de type profanatoire ?

    3/ La Turquie, qui est membre de l'OTAN, semble se plaire à faire obstacle aux ambitions françaises sur la zone méditerranéenne. Elle le fait en accusant la France de génocide en Algérie. Ce faisant, elle ridiculise la notion de génocide et, par là, le fondement même du projet de loi en question.

    Le fâcheux désaccord franco-turc s'appaisera sûrement mais il laissera une ombre sur la réalité de la laïcité en Turquie et, peut-être par là ?, de la compatibilité entre laïcité et culture musulmane. 



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