• votre commentaire
  • Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

     

     

    Météo et Bretagne (Humour)

     

    Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

    Météo et Bretagne (Humour)

     


    votre commentaire
  •  

    Visite du Bohut sur la FASM Montcalm

     

    « Vous partirez demain matin à 6h45 », c’est en ces termes que j’appris mon passage sur le Montcalm. A l’heure prévue, j’ai embarqué sur le caracal où on m’expliqua comment se déroulerait l’hélitreuillage. La mer était forte mais tout s’est bien passé. Je n’ai même pas eu le temps d’être impressionné.

    A bord, l’accueil fut excellent. Un équipage motivé et impliqué dans sa mission. Au large de Syrte, pas très loin des côtes d’où on distinguait certains bâtiments en front de mer et, la nuit surtout, des signes de la guerre en cours (explosions et fumées d’incendies). « Parfois on entend les explosions » me dit un marin.

    3 jours sur la frégate, repas partagés dans les carrés, des moments d’échanges en coursives ou sur les passes : « Moi, ce qui me choque c’est qu’on est là à regarder, un clope au bec, alors qu’on sait que, là-bas, des personnes meurent ou sont blessées » ; « Tu sais Padré, on a tiré. J’espère vraiment qu’on a fait tout ça pour aider les libyens à se libérer et que ce n’est pas pour du pétrole » dit un autre ; « La guerre c’est un péché, non ? » ; …

    Des propos directs et sincères ont été échangés qui m’ont marqué. Ai-je répondu quoi que ce soit d’intéressant ou de pertinent ?

    « Vous repartez dans deux heures, le Tonnerre vous rappelle », je suis reparti saisi par le treuille, subissant les impératifs, comme chaque militaire.  

    Pendu au crochet du treuil, dans la nuit, je suis reparti, trop vite, reconnaissant pour le bon accueil réservé, la spontanéité et la chaleur des échanges.

    Oct 2011 - P. Christophe BOUDEREAUX

     


    votre commentaire
  • LA SOUTANE

    La soutane est, depuis fort longtemps, l'habit distinctif du prêtre, qu'il doit porter partout, même en dehors de l'église, du moins dans les pays où les lois et la coutume ne l'interdisent pas, comme dans les pays à prédominance protestante. Elle reste cependant obligatoire pour célébrer la messe, même là où elle est remplacée en ville par le clergyman. Le code de droit canonique le stipule expressément (canon 811) : " Le prêtre qui va célébrer la messe doit porter un habit ecclésiastique descendant jusqu'aux talons, et les ornements prescrits par les rubriques de son rite. " Et la rubrique du missel ne dit pas autre chose : " Le prêtre, chaussé convenablement et revêtu des habits de son état, dont celui de dessus descend au moins jusqu'au talon, s'approche des ornements sacrés et les prend. " " Encore que l'habit ne donne pas la vertu monastique, dit le concile de Trente, il faut néanmoins que les clercs portent toujours des vêtements convenant à l'ordre qu'ils ont reçu, et que l'honneur et la pureté de leurs mœurs reluisent dans la décence extérieure de leurs habits. Mais quelques-uns sont si téméraires, et si oublieux du respect dû à la religion, de l'honneur clérical et de leur propre dignité, qu'ils ne craignent pas de porter publiquement des habits laïques, voulant participer à la fois aux choses divines et aux charnelles " (session XIV). " L'habit ecclésiastique, disaient les statuts d'Angers, inspire toujours de la vénération et du respect pour celui qui en est revêtu, en même temps qu'il porte le prêtre à se respecter lui-même, et qu'il l'empêche de s'écarter de la réserve et des convenances qu'exige sa dignité. " Venant de l'italien sottâna, dérivé lui-même de subtus, la soutane doit être portée sous les ornements sacrés. Elle est une transformation de l'habit long porté communément avant les invasions des barbares, abandonné plus tard par les gens du monde et devenu propre aux magistrats, aux médecins, aux professeurs et au clergé. Telle qu'elle est taillée aujourd'hui, elle remonte au 18ème siècle. Les conciles ne défendirent d'abord que les couleurs éclatantes et les riches broderies. Un concile d'Avignon en 1209 défendait aux ecclésiastiques le rouge et le vert ; le concile de Latran fit de même sous Innocent III en 1215, mais il ne comprenait que les clercs inférieurs aux évêques, et ceux-ci pouvaient avoir des soutanes rouges ou vertes. Il semblerait donc que, dans les premiers temps, les clercs inférieurs pouvaient avoir une soutane blanche, noire ou violette. Saint Charles Borromée (t 1584), voulant se conformer aux conciles, ne permit que la soutane noire aux clercs de second ordre, à moins que la dignité dont ils étaient revêtus n'en demandât une autre. Peu à peu, la couleur noire pour la soutane fut universellement adoptée et rendue obligatoire dans l'Église latine. La plupart des ordres religieux, cependant, conservèrent la couleur de leur habit, le blanc (cisterciens, dominicains, etc.) et le brun (carmes, franciscains, capucins, etc.). Les évêques, depuis le concile de Trente, pour mieux se conformer à l'esprit de pénitence et de deuil si convenable au clergé, et voulant toutefois se distinguer des clercs inférieurs, prirent pour eux le violet ; ils n'ont la soutane noire qu'aux jours de pénitence et en dehors de leurs diocèses. Les prélats romains peuvent aussi, dans certaines circonstances, porter la soutane violette, de même que les maîtres de cérémonies et les cérémoniaires d'une église cathédrale. Les cardinaux, jusqu'au milieu du XVe siècle, avaient comme les évêques la soutane violette. Paul II (1464-1471) leur donna la soutane rouge pour signifier qu'ils sont les défenseurs-nés de l'Église, et jusqu'au sang s'il le faut. Ils prennent la soutane violette aux jours où les évêques prennent la noire. Le pape est le seul à porter la soutane blanche sous le camail rouge. Les missionnaires sont autorisés à porter la soutane blanche en raison du climat, mais celle que porte le pape est devenue de règle à partir de saint Pie V (1566-1572) : dominicain, il avait gardé l'habit blanc de son ordre (auparavant les papes portaient la soutane rouge des cardinaux). A Rome, au début du siècle encore, il était possible de reconnaître l'origine, et donc le séminaire, de chaque séminariste par la couleur de la soutane ou de la ceinture, qui variait suivant les différentes nationalités. Voici le texte de la formule de bénédiction de la soutane : " Seigneur jésus, qui avez daigné vous revêtir de notre corps mortel, nous vous supplions de répandre sur nous l'abondance de vos inépuisables libéralités et de bénir ce vêtement nouveau dont nos pères ont fait choix, en place de l'habit séculier, pour symboliser l'innocence ou l'humilité. Faites que ces jeunes gens, qui veulent vous servir, en revêtant ce vêtement se revêtent en même temps de vous, et qu'au milieu des autres hommes, par la sainteté de leur vie, il apparaisse à tous qu'ils vous sont consacrés, à vous, ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles sans fin. " Dérivée de l'antique toge romaine, la soutane enveloppe le corps entier, représentant la modestie et la mort au péché. " La sainte soutane, dit M. Olier, est un signe extérieur qui manifeste l'état intérieur de l'âme. " C'est aussi ce qu'exprime le pontifical : " Faites, ô mon Dieu, que changés à l'extérieur, il s'opère aussi dans leur intérieur, par l'efficacité de votre action, un accroissement de vertus. " " La couleur noire indique la première disposition qui doit être dans le clerc, qui est d'être mort à tout l'amour et à toute l'estime du siècle ", dit M. Olier, s'inspirant de la pensée de saint Bernard : " Le vêtement noir signifie l'humilité de l'esprit et le mépris du monde. " L'ampleur de la soutane a aussi sa signification symbolique et, d'après Siméon de Thessalonique, elle exprime l'ampleur de la charité sacerdotale. La longueur de cet habit exprime la persévérance, ou la patience, comme celle du vêtement de Joseph. " Que la fin du sacrifice réponde au commencement, et que votre tunique déjà riche par la grâce de Dieu, descende jusqu'au talon : car il ne sert de rien d'avoir bien commencé, si la persévérance ne vient pas couronner l'œuvre " (saint Bernard, Ep. 78). La longueur signifie aussi la pudeur et la chasteté : " La soutane couvre tout le corps, dit M. Olier, en témoignage que toute la chair est morte, et que le clerc qui la porte, porte en soi la mort de Jésus-Christ en tous ses membres. En effet, il faut que celui qui est élevé à ce saint état montre en sa personne la mort de Notre Seigneur et ses victoires, et il faut que toutes ses œuvres les prêchent et les annoncent partout. Saint Paul dit de tous les chrétiens qu'ils doivent être environnés en tout leur corps de la mort de Jésus-Christ (2 Co 4, 10). Et c'est ce que figure la soutane qui couvre les clercs, qui environne tout leur corps, et qui ne laisse rien voir d'eux que sous un habit de mort. Comme ils sont tout à Jésus-Christ, et qu'ils se sont donnés à lui sans réserve dans la cléricature, non seulement ils doivent avoir crucifié leur chair en tous ses dérèglements, mais aussi en tous ses désirs. " Du clerc revêtu de sa soutane, on ne doit voir que les mains et le visage. Les mains parce qu'elles représentent les œuvres, le visage parce qu'il doit être illuminé par la grâce de la contemplation.

    LA SOUTANE

    LA SOUTANE

    LA SOUTANE


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires