• ACM et RELIGIONS

    Accueils Collectifs de Mineurs et Religions

     

    Quelles que soient leur nature les Accueils Collectifs de Mineurs (ex. Centres de Vacances et de Loisirs) rencontrent la question religieuse à diverses occasions :

    §       Le port de signes d’appartenance (foulard, kippa, croix, coiffure, tatouage, etc. ...)

    La discrétion est-elle la bonne attitude ? A l’inverse, la présentation de la signification de ces signes par ceux qui les portent ne pourrait-elle pas familiariser avec eux et faciliter le respect de l’ensemble du groupe en vue d’une cohabitation harmonieuse ?

    §       Les enjeux alimentaires

    Certaines religions interdisent certaines denrées ou certaines préparations, d’autres prévoient des régimes et des rythmes, etc. ...

    Comment s’assurer que tous mangent correctement ?

    §         La demande de pratique

    Des parents font le choix de souhaiter la pratique ordinaire du culte pour leurs enfants. Comment prendre le relais de ce droit des parents à décider de l’éducation de leurs enfants ?

    Des enfants, surtout à l’adolescence, ne souhaitent pas obéir à leurs parents. Que faire ? Assez communément (selon le point de vue catholique) on considère qu’à l’entrée du collège les jeunes  ont une certaine liberté de choix.

    Des enfants peuvent demander, soit spontanément, soit par curiosité ou sous influence, peuvent demander à participer à un culte ou un office que faire ?

     

    QUELLE LAÏCITÉ ?

    En France, la séparation de l’Eglise et de l’Etat a marqué durablement et pour longtemps encore les mentalités. On peut distinguer trois courants laïcs :

           Une “laïcité militante” qui s’oppose aux religions: car “les religions oppriment le peuple” et préconise l’interdit de toute religion.

           Une laïcité silencieuse qui considère que “la spiritualité relève de l’intimité”, les croyances,  pour le respect de tous, doivent donc s’effacer et ne peuvent avoir d’expression publique.

           pas s’y opposer mais la discrétion en la matière, condition de la libre et respectueuse cohabitation des religions, s’impose afin de favoriser la rencontre entre les personnes aux options différentes.

           Une laïcité bienveillante qui considère que “la religion ou la spiritualité est importante pour la personne humaine”. On ne doit donc pas y être indifférent, au contraire il sera bon de les valoriser dans le respect des différences.

     

    §       Les interdits autres qu’alimentaires

    Ils peuvent être moraux, sociaux, spatiaux (certains lieux), etc. ... Comment valoriser l’idéal de tolérance ? A partir de quand y a-t-il intégrisme ?

    §         Les phénomènes sectaires

    Les sectes sont des démarches spirituelles et religieuses perverties par des dirigeants (gourous) qui abusent (moralement, physiquement ou économiquement) de leurs disciples.

    L’adepte d’une secte est :

    Ø       Soit une victime potentielle. Il est respectable et à accueillir avec bienveillance dans le but éventuel de lui épargner d’être abusé.

    Ø       Soit une victime objective, dans ce cas il est à soutenir en vue d’une action en justice.

    En régime politique de laïcité et de liberté de conscience, il ne peut y avoir de “mauvaise religion”. Il peut, cependant, exister des groupes spirituels ou religieux qui commettent des délits qu’il faut dénoncer.

    Chaque direction Jeunesse et Sport peut conseiller en ce domaine. Par ailleurs, de nombreuses associations de lutte et de prévention contre les sectes  existent. La plus connue l’UNADFI (Union Nationale des Associations de Défense de la Famille et de l’Individu, 130 rue de Clignancourt 75018 PARIS), conseillée par les services Jeunesse et Sports.


     

     Pour clarifier le vocabulaire

    §       Célébration : temps fort qui honore quelqu’un ou quelque chose (anniversaire, remise de prix, fête nationale...)

    §       Temps spirituel : temps fort qui donne du sens et suggère des valeurs en référence avec celles de l’institution, l’association (exemple : les valeurs de l’olympisme, la nation, l’amour, l’humanisme ...)

    §       Temps de prière ou sacramentel : propositions explicitement religieuses destinées à ceux qui s’en revendiquent. Elles ne doivent, en aucun cas être obligatoire (office de prière, messe...)

    §       Bénédiction : court propos ou geste (signe de croix pour les chrétiens) qu’un responsable religieux fait en disant du bien des personnes ou du moment présent pour témoigner que Dieu est concerné par ce qui se vit. Ce propos priant n’engage que celui qui le tient et ceux qui y adhérent (exemple : Le bénédicité ou les grâces) La bénédiction peut clore un temps spirituel.

    NB : Tout comme on n’empêche pas le discours ou le toast d’un élu, la prise de parole d’un responsable religieux, invité en tant que tel, ne doit pas non plus être tue.

    La foi qui conduira à la prière ou la célébration sacramentelle.

     

    Père Christophe BOUDEREAUX


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