• BIBLIOGRAPHIES

    BIBLIOGRAPHIES

    Créé en 1381, l'Ordre de l'Hermine compte parmi les plus anciens des ordres militaires et honorifiques d'Europe.

     

    Le collier de l'Hermine - 71.1 ko

     

    En Angleterre, le roi Edouard III fondait en 1344 l'Ordre de la Table Ronde : cet ordre ne pouvant comprendre que 40 membres, le même Edouard dût, en 1349, créer l'Ordre de la Jarretière.

    Le roi de France Jean II fondait en 1351 l'Ordre de l'Etoile. La Toison d'Or fut instituée en par le Duc de Bourgogne en 1431 et l'Ordre du Croissant fondé par René d'Anjou en 1448.

    La fondation de l'Ordre de l'Hermine par Jean IV, Duc de Bretagne, affirme tout à la fois la prééminence ducale sur l'ensemble de la noblesse bretonne et une volonté d'unité autour du souverain breton.

    Le Duc Jean IV, fondateur de l'ordre de l'Hermine - 101.4 ko
    Le Duc Jean IV, fondateur de l'ordre de l'Hermine

    L'Ordre présente aussi la particularité remarquable d'être ouvert aux femmes et aux roturiers.

    Les chevaleresses de l'Hermine ne paraissent toutefois pas avoir été nombreuses : neuf seulement sont connues. La première d'entre elles est Jeanne de Navarre, Vicomtesse de Navarre. En 1445, c'est Jeanne d'Albret, Comtesse de Richemont, qui est distinguée et, en 1447, Isabeau d'Ecosse, Duchesse de Bretagne.

    Le collier de l'Hermine se composait de deux chaînes d'or, formées elles-mêmes d'agrafes ornées d'hermines.

    Ces deux chaînes étaient attachées à leurs extrémités par une double couronne ducale où deux hermines émaillées étaient suspendues. Une banderole entourait les chaînes et portait la devise A ma vie. Le Duc de Bretagne François 1er ajoutera plus tard à cet ordre un collier d'argent composé d'épis de blé et terminé par une chaîne : l'Ordre de l'Epi.

    Le dernier collier de l'Hermine qu'on pouvait voir représenté était sculpté en albâtre sur le tombeau de Jean IV, dans la cathédrale de Nantes : il fût malheureusement détruit durant la révolution française en 1793.

    Quant aux véritables colliers, ils étaient remis, après la mort de leurs possesseurs, aux doyens et Chapelains de Saint-Michel-des-Champs, siège de l'Ordre, près d'Auray, pour être convertis en calices ou ornements et employés pour les bonnes œuvres de la chapelle.

    La bataille d'Auray - 117.1 ko
    La bataille d'Auray

    La Renaissance de l'Ordre de l'Hermine

    Lorsque le Sénateur Georges Lombard succéda e 1972 au Président René Pléven à la tête du C.E.L.I.B. (que ce dernier présidait depuis 1951), il eut, pour lui exprimer la reconnaissance de la Bretagne toute entière, l'idée de remettre à l'honneur la distinction créée par le Duc Jean IV. Il ne s'agissait évidemment pas au sens strict, de reconstituer un ancien "ordre", mais plutôt de relever un symbole et de perpétuer une tradition.

    Le collier de l'Hermine fut ainsi remis au Président Pléven à l'issue de l'assemblée générale du C.E.L.I.B au Palais des congrès de Pontivy, le 29 septembre 1972, jour de la Saint-Michel, en présence de plusieurs centaines de responsables politiques, économiques, culturels et sociaux de toute la Bretagne.

    Quelques mois plus tard, le collier de l'Hermine devait être également remis à Jean Mévellec, Président de la Chambre Régionale d'Agriculture, qui avait joué un rôle capital dans la mutation de l'agriculture bretonne et également dans la fameuse "bataille du rail" de 1962-1963.

    En 1973 enfin, la distinction fut remise à Rome au professeur Gabriel Pescatore, Président de la Cassa per il Mezzogiorno, qui, avec les responsables du C.E.L.I.B., fut un des fondateurs de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes Européennes.

    En 1988, à la demande du C.E.L.I.B. et après une interruption de 15 ans, l'Institut Culturel de Bretagne, au Parlement de Bretagne à Rennes, reprenait la mission honorifique et décernait le collier de l'Hermine à quatre personnalités : Vefa de Bellaing, Pierre-Roland Giot, Polig Monjarret et Henri Queffélec.

    Le Collier de l'Hermine distingue des personnes ayant beaucoup oeuvré pour la Bretagne, son identité et sa culture et il est donc naturel que l'Institut Culturel de Bretagne ait été choisi pour perpétuer cette tradition.

    A ce jour (époque contemporaine), 64 personnes ont déjà reçu cette haute distinction bretonne.

    Article récupéré depuis le site de l'Institut Culturel de Bretagne le 01/12/2009.




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  • Pardon des 7 Saints à Vieux Marché (22)

    Pardon des 7 Saints à Vieux Marché (22)

     

    Pardon des 7 Saints à Vieux Marché (22)

    Pardon des 7 Saints à Vieux Marché (22)


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  • Postiers Bretons

    Postiers Bretons

    Postiers Bretons

    Postiers Bretons

    Postiers Bretons

    Postiers Bretons

    Postiers Bretons

    Postiers Bretons

    Postiers Bretons


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  • Ma Doué

    Donnez-moi la santé pour longtemps

    De l'amour de temps en temps

    Du boulot pas trop souvent

    Mais du cidre et du chouchen

    Tout le temps

     

    PRIERE DU BRETON (de bonne humeur)


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    Hips: Le chien aboie, les cars à Vannes passent.

     

    Re-Hips : Horizon pas net, reste à la buvette.

     

    C'hwevrerig, c'hwezh, c'hwezh/A lazh ar voualc'h war he neizh :

    Petit février qui souffle tue le merle dans son nid

     

    Ar ran a gan a-raok miz Ebrel / A ve gwelloc'h dezha- tevel :

    La grenouille qui chante avant le mois d'avril ferait mieux de se taire

     

    Miz Meurzh gant he morzholoù / A zo ker gwazh hag an Ankoù :

    Le mois de mars avec ses averses est pire que l'Ankou

     

    Ebrelig divaskell an ha-v / A lak ar goukoug da gana :

    Petit avril, ailes de l'été fait chanter le coucou

     

    Beza- ganet d'ar sadorn da noz :

    Etre né le samedi soir (qui n’est pas preuve d'une grande finesse d'esprit !…)

     
    Beza- ganet d'ar sadorn da noz goude ar c'hrampouezh :

    Etre né le samedi soir après les crêpes (c’est pire !)

     

    Doue en deus roet hag a roio Amzer vrav da neb a c'hortozo :

    Dieu a donné et donnera du beau temps à qui attendra.

     

    Beza- ha beza- bet N'int ket ur c'hement :

    Etre et avoir été ne sont pas équivalents.

     

    Nn'eo ket a-walc'h staotat er pi-sin Ha mont er-maez da c'hoarzhin :

    Ce n'est pas le tout de pisser dans le bénitier et de sortir pour rigoler !

    An hini n'eo ket bailh en e benn a zo bailh en e revr :

    Qui n'est pas tacheté sur la tête est tacheté sur le cul. (Chacun a un défaut caché.)


    Auteur : Inconnu de moi.   


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  •  

    http://lesouvriersdubondieu.com 

     IMPORTANT 

    Je compte sur vous, j'en suis le président, et il nous faut pouvoir garder les propriétés de chapelles en toute légalité. C’est pourquoi désormais on peut donner aux Ouvriers du Bon Dieu par Ar Gedour => 

    https://www.credofunding.fr/fr/associations/argedour

    Faites dérouler le menu pour flécher le bénéficiaire. 
    Merci d'avance pour votre générosité 

     

     

    sauver les chapelles : Les Ouvriers du Bon Dieu

     


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  •  

     

    A pas de Géants !
    La besace de l'Association "Les Chemins du Tro Breiz"

    >  

                                                                                       Numéro 12 - 21 Janvier 2019

     


    Sur "les Chemins du Tro Breiz"...

     

    Chers Compagnons du Tro Breiz,


    Cette année nouvelle verra une belle impulsion pour le Tro Breiz. Comme vous le savez, il s'élargit déjà exceptionnellement dans le cadre de cette grande boucle, en invitant à relier prochainement les deux autres cathédrales de Rennes et de Nantes. Et aussi, il ré-ouvre enfin le chantier qu'on espère définitif des chemins permanents du Tro Breiz qui permettront d'y marcher en toute liberté, et à toute époque de l'année, à l'image des chemins de Saint Jacques vers Compostelle. 

     

    Le Conseil d'Administration qui s'est réuni le Samedi 19 Janvier 2019 à Carnoët (22) a donné le coup d'envoi de ces projets d'envergure.

     

    Tro Breiz 2019 : ouverture des inscriptions le 4 Février 2019

     

    Les préparatifs de l'itinéraire de notre pèlerinage annuel battent leur plein. C'est un moment souvent délicat en raison des normes de sécurité toujours plus contraignantes et du choix que nous avons fait de réunir dans un même cheminement les étapes de Saint-Brieuc, Saint-Malo et Dol-de-Bretagne, en raison de la faible distance qui sépare ces deux dernières cités.

     

    Les inscriptions se feront en ligne, sur le site du Tro Breiz, comme l'an passé. Vous recevrez le 28 Janvier 2019 une nouvelle "Newsletter" avec toutes les informations nécessaires et pratiques pour vous inscrire. Nous communiquerons plus largement dans la presse vers la mi-Février, ce qui devrait laisser à celles et ceux qui souhaitent un hébergement collectif le temps de s'y inscrire tranquillement.

     

    N'hésitez pas à informer au plus vite vos amis et vos proches qui seraient désireux de nous rejoindre. Les adhésions et inscriptions seront au même tarif que l'an passé.

     

    Le secrétariat sera assuré cette année par Aurélie Bacha que nous avons le plaisir d'accueillir et de vous présenter dans ce mail.

     

    Tro Breiz permanent : une association "sœur"

     

    Le Conseil d'Administration vient d'entériner la constitution d'une Association  "sœur" qui a pris pour nom "Mon Tro Breizh" et qui a pour objectif de conduire au plus vite, en concertation avec les communes et les collectivités, l'établissement des chemins permanents du Tro Breiz avec les outils nécessaires à un cheminement en solitaire ou en petits groupes : balisage, hébergement, guides, applications numériques, services de bagages... Ce très gros chantier est confié à Arnaud Lampire qui assurait jusqu'à présent l'organisation générale de la marché d'été. Vous en retrouverez les grandes lignes dans cette même lettre d'informations.

     

    Nous comptons sur votre fidélité et votre engagement pour continuer à faire du Tro Breiz l'un des plus grands cheminements spirituels d'Europe dans le respect des convictions de chacun et vous assurons du dévouement de toute l'équipe à votre service.

     
     

     

     

     

    Philippe Abjean

    Président et Fondateur de l'Association 

    "Les Chemins du Tro Breiz"


    I-Tro Breiz...

     

    Le Conseil d'Administration de l'Association "Les Chemins du Tro Breiz" qui s'est réuni le Samedi 19 Janvier 2019 a travaillé sur le lancement du Tro Breiz 2019 et a entériné la création de l'Association "Mon Tro Breizh", son association "soeur", à qui elle a confié le déploiement de l'itinéraire permanent du Tro Breiz (absent sur la photo : Pascal Renault).

     

    La Famille du Tro Breiz s'agrandit !

    Un même projet et deux associations pour le porter...

    Aurélie et Jean (Association "Les Chemins du Tro Breiz") qui travaillent déjà d'arrache-pied à la préparation du Tro Breiz 2019 et Arnaud (Association "Mon Tro Breizh") chargé désormais du développement de l'itinéraire permanent du Tro Breiz.

     

     

     


    "Mon Tro Breizh" ?

    > L'itinéraire permanent du
    > Tro Breiz...

     

     

    Souvenez-vous, c'était en Avril 2018...et tout cela grâce à vous !

     

    En Avril 2018, l'Association "Les Chemins du Tro Breiz" faisait appel à vous ! Nous présentions le projet "Mon Tro Breizh" au niveau régional, sur les "Rencontres du Tourisme", et vous aviez été tellement à voter pour lui et à le soutenir que les professionnels du tourisme breton l'avaient reconnu comme "le"projet structurant et prioritaire pour la Bretagne... Il ne nous restait alors "plus qu'à" le mettre en musique pour que l'itinéraire permanent demeure celui qu'il avait toujours été, s'adapte aux évolutions nécessaires...en conservant toute son âme !

     

    L'itinéraire permanent du Tro Breiz, près de 20 ans d'histoire ! Nous ne partons pas de rien...

     

     

    Depuis près de 20 ans, l'Association "Les Chemins du Tro Breiz" propose un itinéraire permanent avec un guide au format papier, des hébergements... De nombreux bénévoles ont participé à ce travail à la fois gigantesque et minutieux, qu'ils en soient grandement remerciés car c'est grâce à eux que l'aventure a été rendue possible et qu'elle continue !

     

    Néanmoins, avec le temps, il est apparu :

    • que les chemins utilisés n'étaient plus toujours praticables (tempêtes...)
    • que le balisage avait vieilli ou était devenu inexistant, 
    • que la compétence "Tourisme" avait été transférée sur les Communautés de Communes et que les interlocuteurs avaient changé, 
    • que les hébergements proposés n'étaient plus forcément "à jour",
    • qu'il manquait cruellement un service de transports de bagages comme on peut le voir sur d'autres "chemins",
    • qu'il fallait, pour que cette aventure collective fonctionne durablement, associer davantage de partenaires (collectivités locales, acteurs touristiques et économiques, hébergeurs, restaurateurs...) afin que le pèlerin évolue sur des chemins spirituels "animés"...

    Vous imaginez aisément que le chantier est titanesque... Il a donc été décidé de créer une autre association en charge du développement de l'itinéraire permanent du Tro Breiz. Désormais, aux côtés de l'Association "Les Chemins du Tro Breiz" qui continuera de porter l'organisation du pèlerinage estival, il y aura l'Association "Mon Tro Breizh" dont l'unique objet sera le développement de l'itinéraire permanent du Tro Breiz.

     

    Vous comprendrez que, même si nous ne partons pas de rien, la tâche est colossale et qu'il nous faudra une bonne année de travail afin de vous proposer un itinéraire renouvelé équipé de ses cartes, de ses "randos-guides", de son "application mobile", d'hébergements référencés, d'un service de transport de bagages...

     

    Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'avancée de ce projet qui est passionnant comme vous le savez déjà...

     

    Le Tro Breiz ce sont désormais
    > "Les Chemins du Tro Breiz" et "Mon Tro Breizh" et tout cela...à Carnoët !

     

    Et qu'en ce début 2019 :

    • deux associations travaillent main dans la main autour d'un même projet, 
    • que deux Conseils d'Administration partagent, échangent, apprennent à se connaître, 
    • que l'équipe des salariés s'étoffent (1,5 postes pour les "Chemins du Tro Breiz", 1 poste pour "Mon Tro Breizh")

    Tout cela n'augure t-il pas d'une belle année pour le Tro Breiz ? Des projets plein les sacs à dos et de la fraternité tant qu'il en faut !

     

     

    A bientôt donc sur les chemins permanents du Tro Breiz avec "Mon Tro Breizh" !

     


     

    Association "Les Chemins du Tro Breiz"


    Site de La Vallée des Saints
    > Quénéquillec
    > 22160 Carnoët

    Tel : 02.96.13.78.02
    Courriel 
    secretariat.trobreiz@gmail.com

     

    Permanences téléphoniques :
    > Lundi de 10h00 à 13h00
    > Jeudi de 13h00 à 16h00

     

    Association "Mon Tro Breizh"

    Mon Tro Breizh est en plein développement et ne propose pas pour le moment d'itinéraires, d'hébergements, de guides... Mais cela va venir !


    Site de La Vallée des Saints
    > Quénéquillec
    > 22160 Carnoët

    Courriel 
    demat@montrobreizh.bzh

     
     
     
     
     
     

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  • Tro Breizh

    Le Tro Breizh

    Le Tro Breizh


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  • Une particularité imprévisible, voir improbable, singularisa notre famille : son intégration dans le Cercle Celtique de Cherbourg. Sans réelle racine bretonne et vivant en Normandie cet accident fut pourtant, et particulièrement pour moi, déterminante au sens profond du terme. Bercé au son du biniou et de la bombarde, initié à la danse bretonne, sensibilisé aux comtes et légendes, tout cela dans une ambiance familiale quasi clanique, je me suis parfaitement identifié à ce qui me semblait être mon ethnie. Ceci à telle enseigne qu’il m’a fallu du courage devant la vérité. De famille non bretonne, né dans le sud de la France, à Bagnols sur Cèze, dans le Gard, je dois l’accepter : je ne suis breton que par sensibilité culturelle. 

    Pourtant c’est toute la famille qui fréquentait le Cercle tous les week-end ou presque et en semaine pour les diverses leçons de danse, de musique et autres occasions. Passionné par les chants et la musique, je passais des heures auditionnant les disques que j’avais cumulés, une de mes grande fierté était d’être talabardeur, sonneur de bombarde, au bagad. Assez bon danseur, plus vieux, j’aimais participer aux festou-noz ; et le port du costume me faisait me tenir droit, fier, il me semblait me donner une noblesse qui se faisait l’écho des légendes et récits que j’aimais lire. 

    Un rendez-vous marqua mon âme bretonne et chrétienne, la Saint-Yves que le Cercle Celtique de Cherbourg célébrait avec ferveur. Un véritable pardon en milieu champêtre avec, à vue la mer, « Ar Mor », à quelques kilomètres de là, de l’autre côté des talus aux ajoncs fleuris de jaune du bocage de la Hague.  La messe introduite par le bagad sonnant à faire fissurer les voutes de l’église, l’assemblée en costume traditionnel, les coiffes bien mises, le clergé en chasuble et les chantres portant la chape, le commun en latin, on ne l’entendait rarement la langue de l’Eglise lors des liturgies à cette époque, et le cantique à Sant Erwann chanté fort en Breton. Ces Saint-Yves sont des souvenirs qui marquèrent mon être et déjà je me sentais breton et rien d’autre ! 

     

    Ma passion de la culture bretonne fut à la fois une ossature car elle structurait ma perception du monde et m’ouvrait à des curiosités sans me perdre dans l’océan des disciplines et productions culturelles diffusées à foison. En effet, dans la curiosité dispersée l’on s’abime, à la manière d’un bateau perdu, comme dans une sorte de « grand tout ». Sans boussole ou mesure, on ne distingue plus, caractérise pas, ne hiérarchise non plus, obligé par le « tout se vaut ». Il me semble que se construisit en moi une identité bretonne qui me singularisait et qui s’est affirmée par comparaison ; c’est ainsi que je me suis découvert breton en plein cœur de Normandie. 

     

    C’est à l’orée de ma vie professionnelle, au cours de mes études d’animateur socio-éducatif et culturel que se fit consciemment et volontairement la prise en charge de mon héritage breton et donc celtique, grâce à monsieur Yann BREKILIEN qui accepta d’entretenir avec moi une abondante correspondance et avec qui naquit une complicité. Il fut le père de ma « bretonitude ». Je l’avais fait venir dire une conférence sur la civilisation celtique à l’IUT de Grenoble où je fis mes études. Trois ans après, alors jeune professionnel de l’animation, j’avais avec le soutien résolu de mon père obtenu d’orchestrer pour le Cercle Celtique de Cherbourg les festivités de ses 60ans. J’avais conçu les grandes lignes de ce projet alors que j’étais sous les drapeaux, dans le corps des Asfoy (Assistants de Foyers de la marine nationale)à St-Mandrier. Durant ce temps de service national, j’ai participé à la relance du Bagad du CIN St Mandrier. Etant donné l’envergure du projet d’anniversaire et convaincu par la qualité de son organisation, Yann BREKILIEN obtint de l’Association des Ecrivains Bretons que, pour la première fois et jusqu’à présent la seule, son assemblée générale se teint hors de Bretagne et se réunisse à Cherbourg afin de parrainer le salon des écrivains bretons et normands, cœur des festivités. Cette manifestation où se déroulèrent fest-noz, banquet, cocktail à la mairie, expositions diverses de costumes bretons et normands, de philatélie, de peintures, … entre autres, avait été l’occasion d’éditer un ouvrage collectif aux éditions Isoète, dont mon frère aîné fut cofondateur, « Regards sur la Bretagne ». 

    Cette période et ses projets me mirent en relations avec divers écrivains, auteurs, éditeurs, poètes, historiens, musiciens : Paul Yves BUREL, père Joseph CHARDRONNET, jean MARKALE, Per-Jakez HELIAS, Erwann PICARD, Simone MORAND, Yvonnig JICQUEL, Herry CAOUISSIN, Patrick ARDUEN, Yves LAPRAIRIE, Marie-Anne CARO, Joseph MARTRAY, Myrdhin, Patrick MOLARD, Yoen GOUERNIG, père Job an Irien, … 

    Toutes ses relations, ses amitiés m’immergèrent plus encore dans la culture bretonne ; son histoire qui me permit d’appréhender autrement celle assénée de l’histoire de France à l’école. Par l’intérêt à l’histoire de la Bretagne, j’ai appris à m’intéresser à l’histoire des « Pays » qui font la France. J’ai pris beaucoup de goût à lire les productions régionalistes de l’hexagone et d’Europe. Je ne peux cependant nier que mon sujet de prédilection reste la culture bretonne et celtique. A cette époque je me suis intéressé et à vrai dire passionné pour le monachisme celtique, devenant membre du Centre International de Recherche et de Documentation sur le Monachisme Celtique. Lors de ma formation au séminaire, je saisissais de toutes les occasions pour étudier les originalité celtiques dans l’histoire de l’Eglise, la liturgie en particulier. 

    Par l’incardination je devais être lié au territoire dans lequel j’ai vécu de bien belles choses mais de la Normandie, je ne me sentais pas issu, je ne me sentais pas de la race. 

    Si je parle de race, ici, il convient de l’entendre au sens biblique du mot tel qu’on l’emploie dans certaines traductions du Magnificat (« … en faveur d’Israël et de sa race à jamais… » Lc1,55)c’est à dire de ses descendants, de sa génération, de son peuple. 

    Or je  l’ai dit je ne suis pas de sang breton, mon intégration au peuple breton est culturel, selon un processus d’appropriation correspondant à celui admirablement décrit par Morvan LEBESQUE dans le passage souvent appelé : « La découverte ou l’ignorance » extrait du livre «Comment peut-on être breton aujourd’hui ? Essaie sur la démocratie française» si bellement déclamé sur fond de musique bretonne par le groupe Tri Yann an Naoned. Ainsi, je puis l’affirmer, jamais ma défense des droits du peuple breton ne pourra être suspecté d’un quelconque racisme au sens génétique ou biologique du mot. 


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  • Vin Breton

    Vin Breton


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  • J'ai fait la connaissance de Yan BREKILIEN en 1986 lorsqu'étudiant à Grenoble j'effectué une étude sur la civilisation celtique. Il accepta de m'aider et de venir faire une conférence à l'IUT Carrières Sociales en 1987.

    Nous avons alors sympathisé pour longtemps !

    En 1989, Yann m'a beaucoup soutenu à l'occasion du 60ème anniversaire du Cercle Celtique de Cherbourg (CCC) dont j'organisé les festivités. Président fondateur de l'Association des Ecrivains Bretons (AEB), il accepta, consentit, avec son Conseil d'Administration, que se tienne hors de Bretagne l'Assemblé Générale de l'Association afin de rejoindre le salon des écriveins Bretons et Normands organisé par moi.
    Il m'aida aussi pour que de nombreux écrivains participent à la rédaction de "Regards sur la Bretagne" (Ed Isoète - 1989), dont je dirigeais la publication et la rédaction, favorisant la contribution de nombreux écrivains (25 ainsi que M. Yves Lelay, Président du CCC et votre serviteur).
    C'est après ces festivités que Yann me fit l'honneur de me proposer de devenir membre de l'AEB.

    Depuis, nous n'avons jamais cessé de garder des relations courtoises et chaleureuses. J'aimais provoquer Yann sur son cheminement spirituel que je repectais. Je sais qu'il aimait être provoqué à la réflexion.

    La disparition de Yann m'a donc touché. Puisse ce modeste article témoigner de ma reconnaissance envers lui qui m'a beaucoup apporté dans mon amour et ma connaissance de la Bretagne et de la culture celtique.

    C'est Yann qui traduisit ma devise :
    "Evid Doue ha Yaouankiz ha Breizh ivez !"

    (Pour Dieu et la Jeunesse et la Bretagne aussi !")




    Yan BREKILIEN est décédé


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