• RELIGION

    Vous trouverez ici plusieurs textes et réflexions sur l'Eglise catholique, la spiritualité chrétienne, les religions, les sectes, ....
    Articles :

    - C'est tellement vrai.

    - Carême.

    - Colère de Mgr Michel DUBOST.

    - L'Eglise de mon Baptême.

    - Il te protége.

    - Index mondial des persécutions.

    - Interdit du port de la soutane.

    - La Soutane  

    - Le Patro n'est plus ce qu'il était.

    - Le Prêtre vu par F. MAURIAC.

    - Leguer

    - Leg par l'Eglise.

    - OESSJ : Ordre Equestre du St Sépulcre de Jérusalem.

    - Pélerinages, lieux spirituels ou lieux sacrés ?

    - Pratiquer (ou quelles célébrations ne pas louper)

    - Prier pour les musulmans.

    - Prière à St Joseph.

    - Prière de l'éducateur.

    - Propos spirituels sur le Jeu.

    - Quand passent les idôles.

    - Questions à propos des églises parallèles.

    - Références Bibliques.

    - Succession.

  • C'est tellement vrai !


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  • CARÊME

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  • « Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu’il te donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre »

    Maître Eskart (1260-1329)

     

    « Les chrétiens sont appelés à tout sauf à devenir des installés. Il nous est demandé en priorité d’adhérer à cette folie : devenir le corps du Christ que nous recevons et nous laisser, à notre tour, consommer … Chaque fois que nous communions, nous sommes habités par la Bonne Nouvelle, toujours neuve ».

    Colette NYS-MAZURE

     

    « Dieu ne nous a pas destinés à sa colère, Il nous a destinés à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ mort pour nous afin de nous faire vivre en lui … »

    St Paul (Thes. 9.11)

     

    « Soyez forts, prenez courage vous qui espérez dans le Seigneur »

    Psaume 30

     

    « Il n’y a pas de passion de Dieu sans passion des Hommes »

    Inconnu de moi.

     


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  •     Une nouvelle profanation a eu lieu à l’église de Morangis, en Essonne. Aucun media n'en parle mais le saint sacrement (pain consacré et laissé dans la réserve eucharistique que constitue le tabernacle, fermé à clef) a été également profané, ce qui a provoqué la sainte colère de Monseigneur Dubost, Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes.

    Il lance à cette occasion un communiqué :

    Je suis heureux de voir avec quel empressement les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l’opinion publique se révoltent lorsqu’une mosquée ou une synagogue est attaquée.
    Je m’en réjouis et je me joins à ceux qui dénoncent de tels délits. Mais cet empressement général rend étourdissant le silence à propos des églises.
    Bien plus, à la suite d’un certain nombre de vol et de profanations, j’avais émis l’idée de mettre sur pied une commission « cambriolage » pour visiter les églises, étudier, pour chacune d’entre elles, les dispositions à prendre pour augmenter la sécurité contre le vol, faire l’inventaire de ce qui pouvait être pris et le photographier.
    On m’a fait savoir que je n’en avais pas juridiquement le droit… et qu’il serait mis en place une commission officielle.
    Les exactions continuent.
    Les pouvoirs publics sont donc responsables par leur carence.
    Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations…
    S’il faut hurler, nous hurlerons.
    Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens.


    + Mgr Michel Dubost
    Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes
    Le 19 février 2010


    Mise à jour du 24-02-2010 : Le Parisien se fait l'echo de la colère de l'évêque, en rappelant que sept églises avaient été cambriolées dans l’Essonne entre janvier et juin 2009.
    L'affaire qui indigne Mgr Dubost s'est déroulée le 12 février 2010. Les "cambrioleurs" ont brisé la porte vitrée, ont détruit un détecteur de présence, puis jeté au sol tout ce qu’ils ont trouvé : papiers, chaises… avant de pénétrer dans la sacristie. Là, deux ciboires en or (des vases sacrés où sont conservées les hosties), une patène en argent (soucoupe sur laquelle le prêtre présente les hosties) et un calice (coupe où se fait la consécration du vin) ont été volés.
    Dans l’église,
    ils ont ensuite saccagé le tabernacle, contenant les hosties consacrées, chose la plus sacrée pour les catholiques. Les enquêteurs l’ont retrouvé emporté à proximité de l’église, ouvert. Le marteau ayant servi au cambriolage était dedans.

    Les enquêteurs ont pu extraire des traces ADN. Le pain de l’eucharistie était jeté au sol et piétiné.

    « C’est la pire profanation qui soit, s’emporte Michel Dubost. Mais j’ai l’impression que cela ne choque personne en dehors de notre communauté. » « Les paroissiens sont choqués, moi je suis dégoûté », soupire le père Adelard Kaseshi, qui officie dans cette ville.

    L’évêché a porté plainte. La municipalité de Morangis aussi.

    « C’est intolérable, condamne Pascal Noury, le maire PS. Les gens ne respectent plus rien. On va tâcher de voir avec les responsables de la paroisse ce que l’on peut faire pour renforcer la sécurité de l’église. »

    De simples "cambrioleurs" pour la presse. Prendre le temps d'ouvrir un tabernacle juste pour sacager des hosties est tellement plus professionnel.

    Diocèse d'Evry
    Le Parisien


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  • SPIRITUALITE DE L’EDUCATION

    (support pour une animation spirituelle avec des animateurs ou des éducateurs)

     

     

    Dieu, exemple d’éducateur :

     

     

    « Parole du Seigneur. J’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Egypte, j’ai appelé mon fils. C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse, je me penchais vers lui pour le faire manger. » 

     

    « Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi, et le regret me consume. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas un homme : au milieu de vous je suis Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer. » 

    Osée 11, 1-4, 8c-9

     

     


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  • L'Eglise où je fus baptisé le 27/03/1965

    L'Eglise où je fus baptisé le 27/03/1965

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    L'Eglise où je fus baptisé le 27/03/1965

    L'Eglise où je fus baptisé le 27/03/1965


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  • LA SOUTANE

    La soutane est, depuis fort longtemps, l'habit distinctif du prêtre, qu'il doit porter partout, même en dehors de l'église, du moins dans les pays où les lois et la coutume ne l'interdisent pas, comme dans les pays à prédominance protestante. Elle reste cependant obligatoire pour célébrer la messe, même là où elle est remplacée en ville par le clergyman. Le code de droit canonique le stipule expressément (canon 811) : " Le prêtre qui va célébrer la messe doit porter un habit ecclésiastique descendant jusqu'aux talons, et les ornements prescrits par les rubriques de son rite. " Et la rubrique du missel ne dit pas autre chose : " Le prêtre, chaussé convenablement et revêtu des habits de son état, dont celui de dessus descend au moins jusqu'au talon, s'approche des ornements sacrés et les prend. " " Encore que l'habit ne donne pas la vertu monastique, dit le concile de Trente, il faut néanmoins que les clercs portent toujours des vêtements convenant à l'ordre qu'ils ont reçu, et que l'honneur et la pureté de leurs mœurs reluisent dans la décence extérieure de leurs habits. Mais quelques-uns sont si téméraires, et si oublieux du respect dû à la religion, de l'honneur clérical et de leur propre dignité, qu'ils ne craignent pas de porter publiquement des habits laïques, voulant participer à la fois aux choses divines et aux charnelles " (session XIV). " L'habit ecclésiastique, disaient les statuts d'Angers, inspire toujours de la vénération et du respect pour celui qui en est revêtu, en même temps qu'il porte le prêtre à se respecter lui-même, et qu'il l'empêche de s'écarter de la réserve et des convenances qu'exige sa dignité. " Venant de l'italien sottâna, dérivé lui-même de subtus, la soutane doit être portée sous les ornements sacrés. Elle est une transformation de l'habit long porté communément avant les invasions des barbares, abandonné plus tard par les gens du monde et devenu propre aux magistrats, aux médecins, aux professeurs et au clergé. Telle qu'elle est taillée aujourd'hui, elle remonte au 18ème siècle. Les conciles ne défendirent d'abord que les couleurs éclatantes et les riches broderies. Un concile d'Avignon en 1209 défendait aux ecclésiastiques le rouge et le vert ; le concile de Latran fit de même sous Innocent III en 1215, mais il ne comprenait que les clercs inférieurs aux évêques, et ceux-ci pouvaient avoir des soutanes rouges ou vertes. Il semblerait donc que, dans les premiers temps, les clercs inférieurs pouvaient avoir une soutane blanche, noire ou violette. Saint Charles Borromée (t 1584), voulant se conformer aux conciles, ne permit que la soutane noire aux clercs de second ordre, à moins que la dignité dont ils étaient revêtus n'en demandât une autre. Peu à peu, la couleur noire pour la soutane fut universellement adoptée et rendue obligatoire dans l'Église latine. La plupart des ordres religieux, cependant, conservèrent la couleur de leur habit, le blanc (cisterciens, dominicains, etc.) et le brun (carmes, franciscains, capucins, etc.). Les évêques, depuis le concile de Trente, pour mieux se conformer à l'esprit de pénitence et de deuil si convenable au clergé, et voulant toutefois se distinguer des clercs inférieurs, prirent pour eux le violet ; ils n'ont la soutane noire qu'aux jours de pénitence et en dehors de leurs diocèses. Les prélats romains peuvent aussi, dans certaines circonstances, porter la soutane violette, de même que les maîtres de cérémonies et les cérémoniaires d'une église cathédrale. Les cardinaux, jusqu'au milieu du XVe siècle, avaient comme les évêques la soutane violette. Paul II (1464-1471) leur donna la soutane rouge pour signifier qu'ils sont les défenseurs-nés de l'Église, et jusqu'au sang s'il le faut. Ils prennent la soutane violette aux jours où les évêques prennent la noire. Le pape est le seul à porter la soutane blanche sous le camail rouge. Les missionnaires sont autorisés à porter la soutane blanche en raison du climat, mais celle que porte le pape est devenue de règle à partir de saint Pie V (1566-1572) : dominicain, il avait gardé l'habit blanc de son ordre (auparavant les papes portaient la soutane rouge des cardinaux). A Rome, au début du siècle encore, il était possible de reconnaître l'origine, et donc le séminaire, de chaque séminariste par la couleur de la soutane ou de la ceinture, qui variait suivant les différentes nationalités. Voici le texte de la formule de bénédiction de la soutane : " Seigneur jésus, qui avez daigné vous revêtir de notre corps mortel, nous vous supplions de répandre sur nous l'abondance de vos inépuisables libéralités et de bénir ce vêtement nouveau dont nos pères ont fait choix, en place de l'habit séculier, pour symboliser l'innocence ou l'humilité. Faites que ces jeunes gens, qui veulent vous servir, en revêtant ce vêtement se revêtent en même temps de vous, et qu'au milieu des autres hommes, par la sainteté de leur vie, il apparaisse à tous qu'ils vous sont consacrés, à vous, ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles sans fin. " Dérivée de l'antique toge romaine, la soutane enveloppe le corps entier, représentant la modestie et la mort au péché. " La sainte soutane, dit M. Olier, est un signe extérieur qui manifeste l'état intérieur de l'âme. " C'est aussi ce qu'exprime le pontifical : " Faites, ô mon Dieu, que changés à l'extérieur, il s'opère aussi dans leur intérieur, par l'efficacité de votre action, un accroissement de vertus. " " La couleur noire indique la première disposition qui doit être dans le clerc, qui est d'être mort à tout l'amour et à toute l'estime du siècle ", dit M. Olier, s'inspirant de la pensée de saint Bernard : " Le vêtement noir signifie l'humilité de l'esprit et le mépris du monde. " L'ampleur de la soutane a aussi sa signification symbolique et, d'après Siméon de Thessalonique, elle exprime l'ampleur de la charité sacerdotale. La longueur de cet habit exprime la persévérance, ou la patience, comme celle du vêtement de Joseph. " Que la fin du sacrifice réponde au commencement, et que votre tunique déjà riche par la grâce de Dieu, descende jusqu'au talon : car il ne sert de rien d'avoir bien commencé, si la persévérance ne vient pas couronner l'œuvre " (saint Bernard, Ep. 78). La longueur signifie aussi la pudeur et la chasteté : " La soutane couvre tout le corps, dit M. Olier, en témoignage que toute la chair est morte, et que le clerc qui la porte, porte en soi la mort de Jésus-Christ en tous ses membres. En effet, il faut que celui qui est élevé à ce saint état montre en sa personne la mort de Notre Seigneur et ses victoires, et il faut que toutes ses œuvres les prêchent et les annoncent partout. Saint Paul dit de tous les chrétiens qu'ils doivent être environnés en tout leur corps de la mort de Jésus-Christ (2 Co 4, 10). Et c'est ce que figure la soutane qui couvre les clercs, qui environne tout leur corps, et qui ne laisse rien voir d'eux que sous un habit de mort. Comme ils sont tout à Jésus-Christ, et qu'ils se sont donnés à lui sans réserve dans la cléricature, non seulement ils doivent avoir crucifié leur chair en tous ses dérèglements, mais aussi en tous ses désirs. " Du clerc revêtu de sa soutane, on ne doit voir que les mains et le visage. Les mains parce qu'elles représentent les œuvres, le visage parce qu'il doit être illuminé par la grâce de la contemplation.

    LA SOUTANE

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  •            Il était une fois un bon abbé, directeur de son patronage, fort bien inséré dans sa paroisse. Il s’inspirait au quotidien de maîtres indiscutables en la matière tel Don BOSCO, Joseph ALLEMAND, TIMON-DAVID, …

    Il participait au bonheur de sa communauté et en particulier des jeunes qu’il évangélisait ainsi que, par eux, toute la société par la reconnaissance des parents et de la municipalité.

     

                L’œuvre était prospère et fructueuse en conversions. L’abbé, qui voulait être irréprochable pour le respect des lois, laissa les urnes lui proposer un jeune cadre dynamique pour présider le conseil d’administration du patronage.

    C’était un militant laïc sorti d’école de management

     

                Celui ci considéra que le « Patro » était bien vieux et il voulu le réformer. Il fallait, le moderniser et il créa, pour cela, un poste de «manager».

    On recruta pour cela un salarié diplômé en gestion des entreprises. Celui ci se chargea en premier d’organiser les horaires d’entrée et de sortie des bénévoles, fort nombreux en ce temps là. Très vite, il fallut engager une secrétaire pour l’aider à préparer les dossiers et le «reporting».

     

                Ce que l’on fit grâce aux primes diverses et aux subventions du moment. Et l’on prit une secrétaire de direction qui mit sur pied un système de classement fort sophistiqué. Elle se chargeait aussi de l’accueil téléphonique et gérait, entre deux cafés, l’agenda du «manager» et du Président.

     

                Soulagé de ces tâches fastidieuses, M. l’abbé se dépensait dans la cour et dans le gymnase rencontrant les jeunes qu’il éduquait et évangélisait usant, pour toute stratégie, de sa patience et de sa douceur, ne s’épuisant que par sa présence.

     

                Ravi d’avoir posé les bases d’un possible accroissement de l’activité, le «manager» fit approuver par le Président l’impérieuse nécessité d’études comparatives, avec graphiques (C’est mieux sur power point, ndr), pour mieux connaître : le public accueilli, les niches d’accroissement de l’activité, le contexte juridique et sociologique afin de bâtir une stratégie à partir des tableaux permettant de se fier à des indicateurs sûrs qui permettent d’analyser les tendances.

    Pour cela, il fallu un expert en prospective et l’on fit le choix d’un «cabinet consullting» qui, de par sa position externe garantissait l’honnêteté du «reporting» (appelé aussi « rapport » dans le milieu militaire ou « rendement de compte » dans la tradition de l’église, ndr).

    Mais le cabinet sus nommé demandait un téléphone mobile, un ordinateur, un scanner, une photocopieuse, … Tout lui fut accordé.

     

                Le brave abbé qui souhaitait entretenir sa chapelle rechignait un peu, et de plus en plus, trouvant que l’Esprit-Saint était fort peu considéré. Par ailleurs, il se plaignait aussi de passer presque autant de temps à produire rapports, bilans et formulaires.

    On convainc en effet que l’abbé avait fort mieux à faire qu’à diriger son œuvre et l’on obtint de lui, après avoir consulté un cabinet RH (Ressources Humaines), qu’il accepte de ne se présenter au Conseil d’Administration et à la direction que si on l’y invite. Ne fallait-il pas qu’il s’occupe expressément et avec diligence « et de Dieu et des âmes » ?

     

    Pour qu’il puisse à loisir se centrer sur son ministère, on le dota d’un adjoint diplômé « des hautes études d’éducation avec option : communication ». Ce dernier devait «coacher» le cher abbé afin de mieux l’optimiser. Partageant le bureau du révérend il trouva le décor quelque peu suranné. Il fit changer le mobilier avec fauteuil ergonomique, informatique dernier cri. Jusqu’au cher abbé qu’il fallait relooker.

    Ce nouveau chef de service déplorait n’être pas en réseau, il fallait donc un chef projet informatique et de concert ils préparèrent le plan stratégique de pilotage du patronage.

     

                Le brave abbé avait beau prier, il n’arrivait plus à savoir comment obtenir le formulaire pour suggérer un plan de restauration des paniers de basket ou pour obtenir le renouvellement du rouleau de sparadraps de l’infirmerie.

    L’abbé était bien embarrassé, il aurait bien consulté l’évêché mais le président et le directeur avaient été promus aux instances diocésaines de l’apostolat des laïcs au titre de consultants privés de l’ordinaire du lieu (c’est à dire le pontife de l’Eglise locale – [l’évêque quoi ! ndr]).

    S’en ouvrant cependant auprès de conseillers, ces derniers décidaient un audit circonstancié sur le climat social. On découvrit, c’est inouï, que l’abbé semblait fatigué, qu’il serait bon de le remplacer ou tout au moins de le muter. Un entretien de progrès fit diagnostiquer opportun de le réserver au stricte cadre de « son coeur de métier » : la chapelle (lorsqu’elle n’était pas réservé pour une réunion de syndic ou un concert de musique) et son annexe la sacristie. 

     

                Le brave abbé, fort déprimé, à l’Assemblé Générale s’offusqua. Pour cela on le licencia.

     

    Epilogue : Un an après, devinez, d’enfants au « Patro » il n’y avait plus. Devinez ce qu’est devenu le vieux « Patro » de l’abbé : une société conseil de management du territoire et du lien social local.

     

     

                Moralité : Cette leçon vaut bien nos prières, n’est-ce pas ?

     

     

    P. Christophe BOUDEREAUX

     2003 mis à jour le 28 avril 2009

      

    LE PATRO N’EST PLUS CE QU’IL ETAIT

     


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  • BIBLIOGRAPHIES

    "Vous dites qu'on manque de Prêtres ? En vérité, quel mystère plus adorable qu'il y ait encore des prêtres ! Plus aucun avantage humain : la chasteté, la solitude, la haine très souvent, la dérision, surtout l'indifférence d'un monde où il n'y a plus place pour eux, telle est la part qu'ils ont choisie. Aucune grandeur apparente : une besogne qui parfois semble matérielle et qui aux yeux de la foule les identifie avec le personnel des mairies et des pompes funèbres. Depuis des siècles, depuis le Jeudi-Saint, il se trouve des hommes pour choisir d'être haïs et de n'être pas humainement consolés. Ils choisissent de perdre leur vie parce qu'une fois quelqu'un a fait cette promesse qui paraît folle : "Celui qui sauvera sa vie la perdra et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera" Et encore : "Celui qui m'aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon père qui est dans les cieux"

    François MAURIAC de l'Académie Française.

    http://data0.eklablog.fr/perechristophe/mod_article916781_1.pdf


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  •  

    "Un saint triste est un triste saint" 
    St François de Sales.

      

    Il était là, au milieu d’eux et il riait, Il riait comme un bienheureux ; Il disait :  

    ¤     Bienheureux ceux qui disent qu’il n’y a pas de quoi rire, ils font sourire.  
    ¤     Bienheureux ceux qui sont attentifs à l’appel des autres, sans toutefois se croire indispensables … Ils seront semeurs de joie. 
     
    ¤     Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux. 
     
    ¤     Bienheureux ceux qui sourient de la bêtise humaine en sachant qu’elle ne les épargne pas. 
     
    ¤    
    Bienheureux ceux qui rient d’eux-mêmes, ils n’ont pas fini de s’amuser. 
    ¤    
    Bienheureux ceux qui rient de leurs maladresses, ils s’approchent de la simplicité.
    ¤     Bienheureux ceux qui rient des farces qu’on leur fait, ils auront la joie d’en faire aux autres. 
     
    ¤    
    Bienheureux ceux qui ne rient pas de la méchanceté, ni de la vulgarité, ils les encourageraient. Riez donc « avec » et non « de » ! Le sarcasmeest le cancer de l’humour.
    ¤     Bienheureux ceux qui rient de voir rire les autres, leur cœur est ouvert à la joie. 
     
    ¤    
    Bienheureux le fou de rire, il est contagieux. Le rire est gratuit, offrez-le !
    ¤    
    Bienheureux ceux qui rient sans trop savoir pourquoi, Dieu le sait.

     

      (Père Christophe
    à partir d'un texte annyme)

    le 08/06/2006

     

     


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  • CE QUE J'EN DIS

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    OESSJ - Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem


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  •             Considérant la réalité selon laquelle on peut dire que l’expérience spirituelle ne coïncide pas exclusivement avec l’expérience religieuse.  Le phénomène particulier du « tourisme de mémoire » qui conduit les visiteurs des plages du débarquement ou des visiteurs des sites de la "Grande Guerre" au recueillement fait de celui-ci une sorte de pèlerinage profane où, vraisemblablement, les touristes peuvent vivre une expérience profonde que d’aucun qualifiera d’expérience spirituelle. Ne peut-on pas préférer un qualificatif plus explicite que « spirituel » pour désigner un lieu que l’Eglise propose pour s’aventurer dans l’intériorisation, le recueillement, la prière jusqu’à l’adoration ?

    Par ailleurs, de nombreux groupes revendiquent la capacité d’animer et de conduire des propositions spirituelles (pensons aux nombreux groupes, parfois des sectes mais aussi des groupes qui se disent laïcs, qui fréquentent le Mont Saint Michel par exemple). Le qualificatif « Saint », plus juste  en stricte rigueur théologique pour qualifier ces lieux, est aujourd’hui plutôt réservé pour désigner les lieux où vécu le Christ. Par conséquent, le qualificatif « Sacré » entendu et compris comme un synonyme de « consacré » nous semble le plus  explicite mais aussi le plus traditionnel et est de nature à permettre de signifier la préséance de l’Eglise sur les lieux qu’elle désigne pour inviter à s’y rendre parce qu’ils favorisent la rencontre de Dieu.

     

     

    De multiples lieux :

     

                Cette mise en marche ou en déplacement (voiture, vélo, …) pour se rendre dans un lieux consacré s’appelle pèlerinage. S’il est vrai que se rendre à l’église, appelé par le son des cloches, pour se rendre à la messe dominicale correspond à la définition ci-dessus, il faudra tenir compte que ce qui désigne le pèlerinage sera aussi le caractère exceptionnel ou événementiel de ce déplacement.

    V        Ainsi défini, ne peut-on pas considérer que les fêtes patronales sont la forme première du pèlerinage  surtout lorsqu’elle oblige à se déplacer ? On pensera en particulier aux nombreuses églises et chapelles qui ne sont plus desservies régulièrement. 

    V        Ce jour de fête pourra être l’occasion d’une messe pro populo avec mémento des défunts de l’année écoulée par exemple. Il pourrait offrir l’occasion de propositions paraliturgiques et spécialement diverses bénédictions qui mettent en valeur l’office curial :

    W      bénédiction des fonds baptismaux, surtout si c’est dans le temps de Pâques ;

    W      bénédiction du cimetière ;

    W      bénédiction d’un lieu de dévotion à proximité de l’église ;

    W      bénédiction des maisons des nouveaux mariés ou nouveaux arrivants ;

    W      bénédiction des nouveaux nés de l’année ;

    W      etc. 

    V      Le pèlerinage vers un lieu « sacré », nous l’avons vu se fait sur invitation ponctuelle (date de la fête patronale par exemple) ou permanente pour une dévotion particulière le plus souvent. Dans ce dernier cas cela suppose que le lieu soit accessible.

    W      Se posera alors la question (déjà abordée dans le chapitre sur le tourisme) de l’ouverture des églises et chapelles. Ces édifices ne sont pas les seuls à inviter aux dévotions c’est pourquoi il sera bon de s’interroger sur la place réservée aux :

    W      Oratoires (statuts protégées ou petites chapelles) ;

    W      Fontaines (ou puits sous la protection d'un saint),

    W      Calvaires (A ce propos, une étude de l’histoire des croix de mission et croix de chemins pourrait s’avérer fort dynamisante pour les paroisses et pourrait favoriser leur réappropriation par le voisinage en vue d’un entretien et un fleurissement).

    W      grottes de Lourdes.

         

          Ceci suppose d’envisager de recenser et valoriser tous ces lieux (oratoires, fontaines, calvaires et grottes de Lourdes). Ne serait-il pas opportun de soutenir leur entretien et valorisation ? Déploiements paraliturgiques tels que des temps de prière avec dépôt d’une composition les jours de fête ou à une date plus proche, dépôt d’un rameau par les enfants encadrés par des grands jeunes à chaque calvaire, marches pèlerines ou processions, …etc. 

    Par ailleurs et pour s’y aider, une attention et une valorisation de la toponymie religieuse pourront s’avérer judicieuses.

     

    Père Christophe BOUDEREAUX
    Le 16/04/2009


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  •  L'ANNEE LITURGIQUE 

           Il est difficile, semble-t-il, de se rendre à la messe tous les dimanches. Il est cependant souhaitable de se rendre à l'Eucharistie les jours de fête les plus importants. Puisse ce calendrier vous aider à vivre pleinement les plus grandes et belles fêtes liturgiques.

     
     Temps de l'Avent (violet) : [débute le dimanche qui suit le 21/11] 

     St Nicolas [06/12] Patron des enfants, c'est ce jour qu'était distribués les cadeaux avant que Coca-cola ne fasse l'amalgame avec l'homme Noël (Bonhomme d'hivers) puis Père Noël, qu'il habilla du costume de St Nicolas avec ses couleurs (rouge et blanc).

     Immaculée Conception (Blanc) [08/12] ; à Lyon les habitants illuminent leurs fenêtres de lumignons (fête de la Lumière).

     On installe la crèche de Noël pendant ce temps, [au plus tard le 24/12].

     Temps de Noël (Blanc) :

     Noël (Blanc) [nuit du 24/12 et 25/12] « Aujourd'hui vous est né un sauveur, vous le reconnaîtrez emmailloté, allongé dans une mangeoire ».

     L'enfant jésus est déposé dans la crèche au cours de la nuit.

     Naissance de Jésus : Dieu, en son Fils, par la Force de l'Esprit-Saint, se fait homme.  

    Saint Etienne, premier Martyr [26/12] 

     Massacre des Saints Innocents [28/12] 

     Sainte Marie mère de Dieu [01/01]   

     Épiphanie dite « Fête des Rois » (Blanc) [1er dimanche de janvier] Visite des mages à la crèche ; tradition de la galette des rois.

     On démonte la crèche de Noël le samedi qui suit.  

     Chandeleur - Présentation de Jésus au temple (Blanc) [02/02 soit 40j après la naissance de Jésus].  

     Temps Ordinaire (vert) :

     St Joseph, époux de la Vierge Marie [19/03] 

     Annonciation du Seigneur [25/03] 

     Mardi Gras (profane), précède le mercredi des cendres, occasion de « faire gras », fréquemment on fait des crêpes. Il faut faire disparaître la viande en italien « Carna valle » qui a donné le nom Carnaval.

     Carême (violet) :

     40 jours qui précédent Pâques excepté les dimanches et la Semaine Sainte.

     Mercredi des cendres, premier jour de carême. On retire les rameaux des crucifix, brûlés, ils serviront de cendres.

     40 jours de jeûne (maîtrise de soi, en particulier par l'alimentation), d'aumône (actes de solidarité et de réconciliation) et d'effort de prière pour se rapprocher de Dieu (Confession obligatoire avant de « faire ses Pâques »)

     Mi-carême (profane), pause du Carême, occasion de « faire gras », fréquemment on fait des crêpes.

     Semaine Sainte :

     Dimanche des Rameaux (Rouge) [dimanche qui précède Pâques – entre le 15/03 et le 18/04] rappel l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem où la foule l'accueillit dans les acclamations en brandissant des palmes (ou rameaux). Les rameaux sont mis sur les crucifix dans les maisons et sur les tombes.

     Triduum Pascal : Trois jours Saints

     Jeudi Saint (Blanc) Institution de l'eucharistie « Vous ferez cela en mémoire de moi » et lavement des pieds. La messe est suivie d'une exposition du saint sacrement avec adoration. Après cet office, les cloches ne sonneront plus avant Pâques, on dit qu'elles sont parties à Rome.

     Vendredi Saint (violet) Passion de Jésus-Christ, chemin de croix. Pas de messe ce jour, on communie à la réserve eucharistique du jeudi saint. On ne mange plus ni viande, ni oeuf  jusqu'à Pâques et, si c'est possible, jour de jeûne strict.

     Samedi Saint (violet) pas de messe en journée, méditation sur l'absence de Dieu mais au cours de la Veillée Pascale (Blanc), autour du feu  d'où sera allumé le cierge pascal (gros cierge près de l'autel allumé les dimanches et jour de fêtes) sera proclamé que le Christ est vainqueur de la mort et qu'il est la Lumière qui sauve le monde !  « Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie » (antique cantique de la résurrection). Les cloches se remettent à sonner. On dit qu'en revenant de Rome elles ont parsemé les jardins d'oeufs (ceux que l'on a pas mangés depuis le jeudi saint, notre société marchande les fabrique en chocolat).

     Annonciation du Seigneur (blanc) [25/03] 

     Temps de Pâques (blanc) :

     Pâques (blanc) [entre le 22/03 et le 25/04] Fête la plus importante des chrétiens : « Ne cherchez pas dans le tombeau, il n'est pas ici, il est ressuscité, il vous précède en Galilée »

     Octave de Pâques (Blanc) [du dimanche de Pâques au dimanche suivant inclus, « Faire ses Pâques » : communion obligatoire], jeûne interdit !

     Ascension (Blanc) [40 jours après Pâques], Jésus est élevé à la droite du Père. « Allez et baptisez au nom du Père, du Fils et du St Esprit »

     Pentecôte (Rouge) [50 jours après Pâques] Venue de l'Esprit-Saint  sur les apôtres, naissance de l'Eglise. «Tous les comprenaient, chacun dans sa langue »

     Temps Ordinaire (vert) :

     Sainte Trinité [1er dimanche après la Pentecôte - Blanc]

     Saint-Sacrement [1er dimanche après la Pentecôte Bl]  

     Sacré-Cœur de Jésus [vendredi de la 3ème semaine après la Pentecôte - Blanc] 

     Le mois de mai est dédié à Marie, on s'efforce de dire l'angélus et le chapelet.

     Nativité de St Jean Baptiste [24/06] 

     St Pierre St Paul [29/06] porté au dimanche le plus proche, c'est l'occasion des célébrations d'ordinations dans les diocèses.

     Ste Anne, mère de la Vierge Marie [26/07] 

     Transfiguration du Seigneur (Blanc) [06/08] 

     Fête du Saint Sacrement ou Fête Dieu [11/08]  

     Assomption de la Vierge Marie (Blanc) [15/08] Dormition ou montée au ciel de Marie préservée de la dégradation de la mort.

     Croix Glorieuse (rouge) [14/09] 

     Saints Archanges (blanc) [29/09] 

     Toussaint (blanc) [01/11] Fête de tous les saints connus et inconnus.

     Tous les défunts (violet) [02/11], tradition de l'entretien et du fleurissement des tombes (la Toussaint étant jour férié, la tradition pratique a « glissé » vers ce jour).

     Visitation de la vierge Marie (Blanc) [21/10] 

     Présentation de la Vierge-Marie au temple (blanc) [21/11]. 

     Christ Roi de l'Univers (blanc) [dernier dimanche de l'année liturgique - remplace le présentation de la Vierge-Marie au temple si c'est le 21/11]  

     NB : Chaque semaine est une année liturgique réduite : le dimanche est Pâques (jeûne interdit), le vendredi on jeûne de viande en souvenir du vendredi saint, le samedi est jour de Marie.

     

    Heureux de profiter de jours fériés, ponts ou vacances grâce aux fêtes religieuses ; pourquoi n’irais-tu pas remercier ton Dieu ces jours là ?!  

     


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  •       Voici deux prières qui témoignent du soucis des chrétiens pour la conversion, comprenons ici le droit de bénéficier du salut en Jésus-Christ, des musulmans. Pussent elles inspirer quelques prières pour aujourd'hui.  


    PRIERE A NOTRE-DAME D’AFRIQUE

    POUR LA CONVERSION DESMUSULMANS

     

     

    O Cœur saint et immaculé de Marie, si plein de miséricorde et de compassion, soyez touché de l’aveuglement et de la profonde misère des pauvres Musulmans.

    Vous, la Mère de Dieu fait homme, obtenez-leur la connaissance de notre sainte Religion, la grâce de l’embrasser et de la pratiquer fidèlement, afin que par votre puissante intercession, nous soyons tous réunis dans la même foi, la même espérance et dans le même amour de votre divin Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié et qui est mort pour le salut de tous les homme, et qui, ressuscité plein de gloire, règne en l'unité du Père et du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

     

                O Notre-Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans. Ainsi soit-il.

     

    Lyon – Imp DUMOULIN

     

     

    PRIÈRE POUR NOS FRÈRES MUSULMANS

     

     

    Nous venons vous prier. Seigneur, pour des morts de l'Islam.

    Ils étaient fils de ceux qui se sont tant battus, jadis,

    De Charles Martel et Monseigneur Godefroy.

    Le désert de Palestine se souvient encore

    De I' envol des escadrons sous un soleil de feu.

    Du choc des armures et du râle des hommes mourant illumines

    Par l'ardeur du combat ou I' ivresse de la lutte.

    Le sable a bu le sang des vieilles hécatombes

    Et les moissons ondulent dans la plaine de Poitiers.

    Et voici qu'un jour, Notre-Dame de la Garde.

    Vous dont le visage se tourne vers la terre d'Afrique.

    Vous avez vu surgir à I' horizon de la mer,

    Par les routes Ataviques.

    L'escadre innombrables des nouveaux Croisés

    Qui accouraient combattre I’ hérésie nouvelle.

    Les fils des Barbaresques sont morts pour que s’efface,

    Des flancs pierreux de votre colline.

    Jusqu'à la trace de la lèpre brune;

    Et les Fils de France qui les menaient à la bataille

    Ont, à votre bénédiction,

    Humblement incliné leurs fanions victorieux.

    Ils sont venus, Seigneur, des rives sarrasines

    De votre méditerranée chrétienne.

    Com bien d'entre eux sont morts sur les routes de France,

    Des cyprès de Provence jusqu'aux neiges du Rhin,

    Si loin de cette terre où leur cœur était resté

    Si loin des tentes noires et des ksour fauves.

    De la montagne bleue et des oliviers tordus,

    Du doux bruissement des palmes sous la brise du sud

    Et de l’âpre chanson du vent.

    Dans les branches puissantes des cèdres argentés.

    Remplis du souvenir d'une lumière unique.

    Leurs yeux se sont fermés aux brumes d'Occident.

    Certes ils n'ont point admis la loi qui est la nôtre,

    Mais ô merveille de charité !

    Ils ont fait au pays chrétien I' offrande de leur simple vie

    Et, lorsqu'un sort compatissant les libérait pour quelques heures

    De la boue et du froid et de leur immense fatigue,

    Du grondement des chars et du tonnerre des canons

    Et de la hantise de la mort.

    Ils nous accompagnaient d'un regard fraternel

    Jusqu'a la porte de vos sanctuaires

    Où nous allions vous supplier pour nous mêmes et pour eux.

    Seigneur, dans votre infinie bonté,

    Malgré notre orgueil et nos défaillances,

    Si vous nous faites à la fin de nos épreuves

    La grâce de votre béatitude éternelle,

    Permettez que les durs guerriers de Berbérie,

    Qui ont libéré nos foyers et apporté à nos enfants

    Le réconfort de leur sourire,

    Se tiennent auprès de nous, épaule contre épaule,

    Comme ils étaient naguère sur la ligne de bataille

    Et que, dans la Paix ineffable de votre Paradis, Ils sachent.

    O qu'ils sachent Seigneur

    Combien nous les avons aimés !

     


    Chef de Bataillon Georges HUBERT
    Commandant du XVe Tabor Marocain




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  • Ö glorieux et bon père saint Joseph,

    Voici à vos pieds, dans votre demeure,

    Votre famille qui vous doit tout.

    Daignez continuer de la bénir en bénissant

    Et en exauçant dans la mesure la plus large

    de votre cœur paternel et de votre grande puissance,

    tous nos amis, tous nos bienfaiteurs, tous ceux qui nous sont proches.

    Nous vous en conjurons, ô puissant intercesseur :

    Demandes, prières, remerciements,

    Daignez tout entendre et tout exaucer !

    Bénissez-nous aussi ô saint Joseph

    Pour que nous méritions tous les jours de l’année

    Ce pain quotidien que vous nous avez toujours

    Si merveilleusement envoyé.

    Obtenez-nous de retracer par la sainteté de note vie,

    Dans notre maison qui est la vôtre,

    l’humble vie de Nazareth, en compagnie de Jésus,

    de Marie et en la vôtre, ô bon saint Joseph.

    Amen !


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  •  

    Seigneur,

     

    Bénis ces jeunes qui sont sous ma responsabilité.

    Bénis celui qui m’agace, qui a un air rebelle et que je crains pour mon autorité, 

    Bénis celui que j’ignore parce qu’il ne m’attire pas et ne sourit jamais,

    Bénis l’effronté qui croit toujours qu’on lui en veut et qui se défend sans écouter,

    Bénis celui qui m’est agréable et obtient de moi plus que de raisonnable,

    Bénis les de me montrer mes limites, car je ne vois pas ce qu’ils ont de toi en eux,

    Bénis les de leurs sourires qui encouragent, de leurs hargnes qui sont des défis, de leur désespoirs qui sont des appels qui m’offrent une place,

    Béni sois tu, Seigneur, de nous avoir créé pour être solidaires,

    Si j’ai à les aider à devenir des hommes, à leur tour, ce sont eux qui me disent ma place.

     

    Amen !

     

    Février 1994
    P. Christophe BOUDEREAUX


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  •             Puisqu’il est important, il faut s’attendre que le JEU est le lieu d’un DANGER.

    Danger, car il ne faut pas dénaturer la nature même du jeu qui est un « en soi », tel un être céleste, une sorte d’ANGE. N’est-il pas fait, d’ailleurs, pour ceux que nous appelons nos « petits anges » ?

     

                La Condition de vie des anges est le bonheur. C’est aussi ce que nous souhaitons pour nos « Chers Anges » N’organisons-nous pas des jeux pour qu’ils soient HEUREUX ?

     

    Ainsi se confirme notre proposition de départ puisque tout cela est une affaire D’ANGE HEUREUX – DANGEREUX.

    Le cœur de notre propos s’avère donc être ANGE – que l’on peut entendre aussi par ENJEU

    Lorsque nous jouons, ne nous mettons nous pas EN JEU tout entier ? Autant dire que nous-nous mettons EN JE, puisque c’est tout entier, sans réserve que l’on se livre au jeu. Sans compter que la motivation première est que je gagne.

     

    J - E sont les deux premières lettres de l’origine de la vie :

    J de J’AI, je veux moi, j’approprie à la manière du petit enfant qui s’imagine que le monde dépend de lui et qu’il lui suffit de pleurer pour obtenir satisfaction.

    E de ENVIE ou BESOIN. Le besoin n’est-ce pas ce qui anime tout individu ?

     

     

    Ainsi nous pourrions nous risquer à affirmer que :

    JOUER C’EST ANIMER – JOUER C’EST VIVRE !

     

     

    Alors me direz-vous, où le DANGER se trouve-t-il ? Et bien dans le fait de se PRENDRE AU JEU – SE PRENDRE AU JE c’est à dire, lorsque le JEU et la VIE ne se distinguent plus et sont confondus. Lorsque tout est centré sur soi, sur son « ego » et que seul est recherché l’avoir, le J’AI, et non plus le soi.

     

     

                 Il en va du JEU comme de la VIE. Il faut, pour les justement apprécier, s’en distinguer, y mourir. Tel est le destin de l’homme : « Prendre sa Croix »

     

     

     

    04/07/2002

    P. Christophe BOUDEREAUX


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  •       Comme chaque jour, vendredi aux aurores, quelques secondes après m’être levé, je me rends à la salle de bain pour mes ablutions matinales. Machinalement, mon premier geste, avant même d’ouvrir le robinet du lavabo, consiste immanquablement à allumer la radio pour écouter les nouvelles tout en me livrant à ma toilette. Or, ce matin-là, en ouverture de journal, le présentateur, annonce d’une voix grave et solennelle d’ordonnateur de Pompes Funèbres la « tragique disparition du plus grand chanteur actuel » sur un ton qui laisse supposer que ce décès ne va pas manquer d’interrompre dans la seconde même la giration de la planète et entraîner de graves bouleversements dans la vie de l’Humanité… 

    Vient ensuite un dithyrambe de dix minutes sur la profonde souffrance physique et morale que tout être humain normalement constitué va sans nul doute éprouver à la disparition subite de ce champion de la chanson pop. Et la litanie de se poursuivre, débitant un long chapelet de louanges : il faut persuader les cinq continents que nous avons perdu un très grand homme.

    La journée se passe. Je rentre chez moi et, le soir venu, je dîne en regardant le journal télévisé : rebelote ! Revoilà « le roi de la pop, une figure de légende » et je t’en tartine comme ça au kilomètre durant vingt minutes de journal et toute la soirée jusqu’au lendemain !

    Je dois avouer que j’en suis resté comme deux ronds de frites. On aurait enterré Louis Pasteur ou Alexander Flemming, bienfaiteurs de la race humaine, qu’on n’en aurait pas autant fait. Il me semblait pourtant, à force d’entendre ce que proclamaient depuis des années les média sur ce guignol, que nous avions affaire à un bien triste sire, peu regardant sur les mœurs, toxicomane, monomaniaque pédophile, à la morale élastique comme un caoutchouc de slip, tripatouilleur d’argent sale, pour tout dire pas franchement sympathique. Le voilà instantanément transformé en héros, que dis-je, en saint ! Pour un peu on lui élèverait un mausolée (à entrée payante bien entendu) et, pourquoi pas, quelques milliers de fans énamouré(e)s pourraient courir s’immoler par le feu autour de la tombe de leur idole. J’en ai même entendu une dire carrément qu’elle ne pensait pas possible qu’il meure un jour… ça ne s’invente pas !

    Notre monde déboussolé n’a pas fini de se confectionner des idoles. Eh bien moi mes idoles ce sont les médecins de brousse au fin fond du Congo, les petites religieuses de l’Inde qui tiennent les mouroirs, les chercheurs qui tentent de nous libérer d’horribles maladies et même – pourquoi pas – les sympathiques écolos qui essaient de sauver notre terre de l’autodestruction. Les idoles que portent au pinacle les média bêlants et trémolants ne me font ni chaud ni froid.

    Il y a près de sept milliards d’êtres humains sur la terre. Nous avons des défis incroyables à relever. Nous vivons une terrible crise économique avec ses chômeurs et ses détresses. Il y a l’Iran, la Corée du Nord, les avions qui décrochent, les tremblements de terre,  la famine qui nous guette, la montée des eaux, cette bonne vieille planète bleue qui se déglingue… Je ne pense pas que la nouvelle du décès de Michaël Jackson ait vraiment ému plus qu’un infinitésimal pourcentage de moutons de Panurge. Une poussière au regard de l’humanité. Chaque époque a les héros et les saints qu’elle peut… Notre société de pacotille où les média sont souverains fait et défait les réputations, transforme les papes en salauds - quand leur enseignement les accuse - et les salauds en gloires, surtout quand cela permet à quelques uns de mieux se remplir les poches.

    Mais, je vous l’avoue,  je ne suis pas si rosse : j’ai tout de même consenti à dire une petite prière pour le pardon de ses péchés laissant à Dieu le soin de peser et de soupeser tout le reste.

    Père Robert POINARD (Vicaire Générale chargé de la Marine)


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  • QUESTIONS À PROPOS DES EGLISES PARALLELES.

    .

    Qui connaît en France les vieux-catholiques ? Ce sont des chrétiens qui en Europe sont environ 300.000. On les trouve principalement en Hollande, en Pologne, dans les pays germaniques et en Europe centrale.

    Leurs origines sont doubles : au XVIII° siècle, des opposants à Louis XIV  se réfugièrent en Hollande et finissent, avec l’Eglise locale, par élire un évêque. Cette Eglise (improprement appelée janséniste) a gardé une sensibilité très fidèle à ses origines et au XIX° siècle les opposants (des catholiques libéraux principalement en Allemagne et en Suisse) au 1° Concile du Vatican se trouvent séparés de la communion de l’Eglise romaine. Ils finissent par rejoindre le petit groupe de hollandais qui a conservé la succession apostolique. Ils constituent ensemble l’Eglise catholique de l’Union d’Utrecht et prennent le nom de «  vieux-catholiques ». Ils ont signé des accords de pleine communion avec la Communion Anglicane dés 1931 et le 2° Concile du Vatican a permis de grands rapprochements. L’auteur de cet article est lui-même prêtre vieux-catholique de l’Union d’Utrecht. Dans un esprit œcuménique il est aussi «  oblat » du monastère Notre Dame du Bec Hellouin. B.V.

     

    Combien de gens s’interrogent aujourd’hui. C’est  l’heure de l’œcuménisme ou de l’inter religieux et le terme d’Eglise parallèle semble maintenant entré dans le domaine public et dans un ensemble qui ne prête même plus à interrogation.

    Le simple mortel se demande parfois si ce n’est pas une querelle de mots – (ou d’ecclésiastiques et autant le dire, de curés jaloux) et pense que toute les Eglises se valent et qu’il n’y a pas à finasser.

    Pourtant nous sommes de plus en plus sollicités par de nombreux groupes qui proposent (souvent moyennant finance) des prestations alléchantes : des moyens de guérison, et à l’heure où les laïcs prenant une place non négligeable : proposent des enterrements avec prêtre. Bref, le marché du para- religieux n’a jamais été aussi florissant. Il faut reconnaître que c’est parfois tentant lorsque pris par le désespoir, la précipitation, ou jetés dans une ville inconnue on est habilement sollicité par des gens qui souvent savent y faire.

     

    Or,  l’église catholique romaine nous rappelle régulièrement ( cf : Dominus Jésus du  6 Août 2000)  qu’en elle seule «  subsiste » ( subsistit in) la totalité de la doctrine et que les évêques qui ne sont pas en communion avec le Siège de Pierre ne peuvent prétendre à la totalité de la vraie Foi. Chacun de nous se souvient encore des remous qu’une telle déclaration a soulevés car d’autres Eglises revendiquent une histoire toute aussi vénérable illuminée par des saints authentiques. Qu’il me soit permis de citer les Eglises Orthodoxes dont l’ancienneté et l’universalité n’est plus à démontrer et ma propre Eglise qui bien que petite (l’Eglise vieille-catholique de l’Union d’Utrecht) n’en est pas moins unie à l’histoire du christianisme en Occident. D’autres Eglises qui ne bénéficient pas de «  la succession apostolique » telle que la conçoit la théologie catholique romaine revendiquent avec force le terme d’Eglise, au premier rang desquelles se situe la Communion Anglicane. Est-ce seulement une querelle de mots et de principes que seuls les théologiens peuvent définir vraiment. Le fidèle ordinaire qui n’a que son petit catéchisme pour s’y repérer s’y perd un petit peu… On le comprend.

    Mais revenons en à la définition des «  Eglises parallèles ». Périodiquement les médias sont saisis d’affaires où le plus souvent  l’argent joue un certain rôle, et  dans lesquelles sont impliqués des évêques aux titres ronflants. Certains journalistes n’hésitent pas à parler de   « faux évêques, de faux prêtres », mais cette explication journalistique peut être dangereuse car elle inclut tous les prêtres et tous les pasteurs qui eux exercent leur pastorat de façon  normale et habituelle, au sein de l’Eglise Universelle. C’est très réducteur et rédigé par des gens certes bien intentionnés, mais qui n’y connaissent pas grand-chose, cela peut mener les lecteurs à une vision partielle (pour ne pas dire partiale) ! Ce sont de «  faux évêques » par rapport à qui, à quelle Eglise ? Par rapports à quoi. ?

    Lorsque je commençais une conférence sur ce thème original et peu connu, je prenais l’exemple de la célèbre publicité du Canada Dry… Vous vous rappelez ? C’est comme le champagne, ça y ressemble mais cela n’en est pas ! Depuis ce temps la publicité a fait de sérieux bonds en avant mais l’exemple reste valable. Tout est souvent là pour tromper les fidèles de bonne foi.

    Vous savez, vous qui me lisez, combien le mal être religieux des gens de notre génération est grand et combien leur ignorance peut parfois aller loin. Alors lorsque certains êtres sans scrupules proposent un erzast de religion qui ressemble à s’y méprendre à ce qu’on a toujours connu, comment ne pas tomber dans le panneau…Vous saisissez ?

    Ainsi par exemple  voici plus de 20 ans, un jeune homme était entré dans une Congrégation religieuse de France …Il la quitta sans que son curé en sache quelque chose. Il rencontra une Eglise «  parallèle » et fut ordonné dans celle-ci. Souhaitant dire sa première messe dans sa ville natale il fit envoyer des cartons annonçant cette ordination dans une église dont le nom ressemblait en tout à une église célèbre de la Ville de Rome. La famille et les amis s’affairèrent, un vin d’honneur fut organisé…mais le curé pris de doute se renseigna un peu plus : Aucune «  dimissoriale » (lettre par laquelle un évêque autorise un de ses diocésains à se faire ordonner prêtre) n’avait été demandée… ! Et les liens avec la paroisse étaient plus que lâches pour ne pas dire inexistants. Après enquête, le pot aux roses fut découvert juste avant la cérémonie, notre «  jeune » avait tout simplement été ordonné dans une «  Eglise parallèle » et tentait ainsi de se faire reconnaître. En médecine cela porte un nom : « Exercice illégal de la médecine ». . L’évêque du lieu interdit purement et simplement la cérémonie mais les gens de bonne foi, rouspèterent et trouvèrent que l’évêque  exagérait (il n’y a déjà pas tellement de bons prêtres, voilà que l’évêque veut interdire une cérémonie que tout le monde pensait légitime -  .Ce jeune prêtre n’avait pourtant rien fait, il était bien innocent…) Il n’y eu donc pas de «  première messe » mais seul le «  vin d’honneur » réunit parents et amis, ce qui permit de dire de bien vilaines choses sur l’évêque diocésain. Depuis ce temps, le jeune prêtre est devenu évêque dans une autre Eglise parallèle, il essaie en vain et par tous les moyens d’entrer dans l’Eglise (romaine) par la petite porte, mais comme il est bien connu, ses efforts sont vains et sans aucun doute resteront vains.

     Il ne m’est jamais venu à l’esprit de singer les prêtres catholiques romain. J’ai fait mes études dans l’Eglise Vieille-catholique de l’Union d’Utrecht qui pour des raisons historiques s’est trouvée séparée de Rome, je fais partie de beaucoup d’instances œcuméniques mais il ne m’est jamais venu à la pensée d’emmener des fidèles à Lourdes ou dans un quelconque lieu de pèlerinage et de me glisser dans une procession parmi les prêtres en aube. Les gens de bonne foi mais simples seront persuadés que X… où Y… est un prêtre authentique de l’Eglise romaine et tout est fait pour entretenir l’ambiguïté.

    J’ai tout à l’heure parlé de formation…Qu’en dire ?  Un futur prêtre ou un futur pasteur fera des études dans un séminaire ( ou dans une Faculté de théologie) et sera ordonné après une longue préparation, mais dans ce domaine des «  Eglises parallèles », le sacerdoce est   « donné »   ( parfois vendu) très rapidement.  Si la personne est adroite et ambitieuse, la promotion sera plus rapide : ce petit  monde a beaucoup d’évêques et de patriarches, mais peu de fidèles, peu de prêtres. Il est comme étaient autrefois les armées des pays bananiers d’Amérique du Sud : riches en généraux et pauvres en simples soldats. Il y a cependant des fidèles, peu nombreux parfois, et que sont-ils ? Que viennent-ils chercher ? Un ami qui avait assisté à un «  synode » d’une de ces Eglise me disait : «  j’ai trouvé  plusieurs types de fidèles : ceux qui désirent être prêtres et intriguent pour le devenir – ceux qui se trompent de bonne foi et qui pensent que la doctrine enseignée est solide – ceux qui veulent obtenir une guérison ou qui l’ayant obtenue voient le prêtre ou l’évêque comme un gourou auquel on doit la vie.Il y a en effet beaucoup de groupes «  guérisseurs » dans ce petit univers.

    Or, je distingue toujours les Eglises Historiques qui elles ont une histoire souvent longue mais qui sortent complètement de la vision des Eglises parallèles et celles-ci qui ne sont que le résultat  de problèmes de mal être : évêques, prêtres ou laïcs de ce petit monde expriment des sentiments qui semblent ne pouvoir se manifester autrement. . Vous savez lorsque vous avez des boutons sur votre corps c’est que cela cache quelque chose…Vous pouvez faire un empoisonnement ou quelque autre maladie. Les «  Eglises parallèles » sont un peu des boutons sur le Corps de l’Eglise. Il faut peut-être soigner la personne avant de mettre des pommades qui ne feront rien. Il y a un urgent travail de pastorale et de formation à mettre en place.

    J’ai essayé de faire un classement, arbitraire comme tout classement.

    Il y a d’une part les Eglises théologiques dont la caractéristique pratique est d’être d’abord une Eglise historique qui se place dans un processus de rupture ; Les causes peuvent être théologique (les orthodoxes ou les vieux-catholiques par exemple) ou politiques (les anglicans, les luthériens) mais souvent les deux causes se complètent. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir un minimum de connaissances lorsqu’une Eglise parallèle s’installe à deux pas de chez vous. Il y a aussi d’autre part, les Eglises «  parallèles » qui relèvent avant tout de la sociologie religieuse et non de la théologie.

    Mais comment distinguer une Eglise parallèle d’une Eglise historique ? : Parfois elles utilisent des appellations tombées dans le domaine public et se servent d’une argumentation qui ne peut laisser indifférent.

    Ce n’est pas la pauvreté ou la petitesse qui peuvent les distinguer. Et peut-être serez vous étonné de voir la photo du pape  et de nombreuses attestations trôner à l’entrée Peut-être les prêtres (et évêques) nombreux qui célèbrent à l’autel et la maigre assistance vous feront vous poser des questions, peut-être la faiblesse du discours théologique ou l’appel à des guérisons miraculeuses un peu trop répété vous mettront la puce à l’oreille… mais le plus simple n’est il pas de téléphoner à l’évêché local ( ou au délégué à l’œcuménisme) pour savoir si la chapelle X ….ou Y…est en communion avec le diocèse…Ou bien s’il s’agit d’une Eglise, insérée dans le tissu local et qui joue concrètement  le jeu œcuménique : les vieux-catholiques, les Luthériens, les Réformés, les Orthodoxes sont toujours dans ce cas, pour ne citer que les principaux. Ce n’est pas toujours facile de s’y repérer, mais il suffit d’y penser.

    Ces «  Eglises » ont aussi peut-être quelque chose à nous apprendre : Y a t il chez nous cette proximité et cette convivialité que l’on retrouve souvent dans de petits cénacles ? Y a-t-il cette simplicité et cette bonhomie que j’ai trouvées chez des prêtres ou des évêques d’Eglises parallèles. Si des problèmes se posent ici ou là est-ce toujours de la faute des autres ?

    Après (ou avant) cette lecture méditez donc  ce texte de Mathieu au chapitre 12 : (12,33)

    Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous vêtus en brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur un buisson d’épines, ou des figues sur des chardons ?  Ainsi tout bon arbre produit de bons fruits, mais l’arbre malade produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un arbre malade porter de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ».

     

    Bonne chance, mais ne vous égarez pas sur des chemins qui ne mènent nulle part. !

     

                                                                                                            B. VIGNOT

                                                                    Prêtre vieux-catholique de l’Union d’Utrecht

     Bibliographie :

                                 Bernard VIGNOT  
    «  Les Eglises parallèles » Cerf. Collection Bref. 1991.

    Annuaires – séries des années 80 - 90 et 2009 – 3 fascicules en 2005-2007&2009

    Commnder chez l’auteur.


    Extrait de les Amis du Bec Heoouin. Bulletin N° 162 - juin 2008

     

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  • EDUCATEUR :

    La Sagesse 1, 5 :               Car le Saint Esprit qui éduque fuit la duplicité, il s’écarte des pensées folles, il est mis en échec quand survient l’injustice.

     

    Apocalypse 3, 19 :               Moi, tous ceux que j’aime, je les reprends et les corrige. Sois donc fervent et repens-toi.

     

    EDUCATION :

    Exode 2, 10 :                        L’enfant grandit, elle l’amena à la fille du Pharaon. Il devint pour elle un fils

    et elle lui donna le nom de Moïse, « car, dit-elle, je l’ai tiré des eaux ».

     

    Deutéronome 21,18-21 :  Quand un homme a un fils rebelle et révolté, qui n’écoute ni son père ni sa mère,  s’ils lui  font la  leçon et qu’il ne les  écoute pas, alors  son père et sa  mère  s’empareront de  lui et  l’amèneront aux  anciens de sa ville, à la porte de sa localité. Ils diront aux anciens : » Voici notre fils, un rebelle et un révolté, qui ne nous écoute pas ; il s’empiffre et il boit » !

                                                 Tous les hommes de sa ville le lapideront, et il mourra. Tu ôteras le mal du milieu de toi ; tout Israël en entendra parler et sera dans la crainte.

     

    1 Samuel 3, 13 :                Je lui annonce que je fais justice de sa maison pour toujours à cause de sa faute : il savait que ses fils insultaient Dieu et néanmoins, il ne les a pas repris.

     

    2 Samuel 7, 14 :                   Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. S’il commet une faute je le corrigerai en me servant d’hommes pour bâton et d’humains pour le frapper.

     

    2 Chroniques 22, 3 :            Okosias, lui aussi, suivit les chemins de la maison d’Akhab, car sa mère (Athalie) était sa conseillère en impiété.

     

    2 Chroniques 26, 5 :            Il (Ozias) rechercha Dieu pendant la vie de Zekaryahou, qui l’instruisait dans la crainte de Dieu, et pendant qu’il resta fidèle au Seigneur, Dieu le fit prospérer.

     

    Proverbes 22, 6 :                  Donne de bonnes habitudes au jeune homme en début de carrière ; même devenu vieux, il ne s’en départira pas.

     

    Proverbes 23, 13 :               N’écarte pas des jeunes le châtiment ! Si tu frappes du bâton, ils n’en mourront pas !

     

    Proverbes 29, 17 :               Châtie ton fils, tu seras tranquille et il te comblera de délices.

     

    Proverbes 29, 21 :               Qui gâte son serviteur dès l’adolescence finira par faire de lui un fainéant.

     

    Proverbes 31, 1 :                  Paroles du roi Lemouël. Leçon que sa mère lui inculqua.
     

    Sagesse 2, 12 :                    « Traquons le juste : il nous gêne, s’oppose à nos actions, nous reproche nos manquements à la Loi et nous accuse d’être infidèles à notre éducation. »

     

    Sagesse 7, 14 :                    Car elle est pour les hommes un trésor inépuisable. Ceux qui l’ont exploitée se sont concilié l’amitié de Dieu, recommandés à lui par les dons provenant de l’éducation.

     

    Le Siracide 4, 12-19 :          *L’aimer, c’est aimer la vie, ceux qui se lèvent de bon matin pour elle seront remplis de joie.

                                                   *Celui qui la possède obtiendra la gloire en héritage, le lieu où il va, le Seigneur le bénit.

                                                   *Ceux qui la servent rendent un culte au Saint, ceux qui l’aiment, le seigneur les aime.

                                                   *Celui qui l’écoute jugera avec vérité, celui qui s’attache à elle pourra demeurer en sécurité.

                                                   *S’il lui fait confiance, il l’obtiendra en héritage, sa postérité en conservera la jouissance.

                                                   *Elle l’accompagnera d’abord par des voies tortueuses, elle amènera sur lui la crainte et l’effroi. Elle le tourmentera par sa discipline jusqu’à ce qu’elle ait confiance en lui, elle l’éprouvera par ses préceptes.

                                                   *Puis elle reviendra tout droit vers lui et le réjouira et lui dévoilera ses secrets.

                                                   *Mais s’il s’égare, elle l’abandonnera et le livrera à sa perte.

     

    Le Siracide 7, 25-27 :          *Marie ta fille, tu en auras terminé avec une grosse affaire, mais donne-la à un homme intelligent.

                                                   *As-tu une femme selon ton âme ? Ne la chasse pas. Mais ne te fie pas à celle que tu ne peux aimer.

                                                   *De tout ton cœur, glorifie ton père, et n’oublie pas les souffrances de ta mère.

     

    Le Siracide 8, 5-12 :            *Ne fais pas de reproche à l’homme qui se repent de son péché ; souviens-toi que nous sommes tous coupables.

                                                   *Ne méprise pas un homme parce qu’il est vieux, car certains d’entre nous aussi vieillissent.

                                                   *Ne te réjouis pas de ce qu’un autre soit mort ; souviens-toi que tous nous devons mourir.

                                                   *Ne méprise pas les récits des sages, mais consacre-toi à l’étude de leurs maximes. Car c’est d’eux que tu apprendras l’instruction, et à remplir ton office auprès des grands.

                                                   *Ne t’écarte pas des récits des vieillards, car eux-mêmes les ont appris de leurs pères. C’est auprès d’eux que tu apprendras à comprendre, et à avoir une réponse prête lorsqu’il faut.

                                                   *N’allume par les charbons du pécheur, de peur de brûler aux flammes de son feu.

                                                   *Ne tiens pas tête à l’homme insolent, de peur qu’il ne cherche à te prendre au piège de tes propres paroles.

                                                   *Ne prête pas d’argent à un homme plus puissant que toi, et si tu prêtes, considère ton argent comme perdu.

     

    Le Siracide 22, 3-5 :            C’est une honte d’être le père d’un fils mal élevé, et la naissance d’une fille signifie préjudice.

                                                   La fille sensée héritera d’un mari, mais celle dont on a honte fait le chagrin de celui qui l’a engendrée.

                                                   L’insolente fait la honte du père et du mari et par l’un et l’autre elle sera méprisée.

     

    Le Siracide 26, 18 :             Des colonnes d’or sur une base d’argent, ainsi de belles jambes sur des talons solides.

     

    Le Siracide 30, 1-13 :          *Celui qui aime son fils lui donne souvent le fouet, afin de pouvoir finalement trouver sa joie en lui.

                                                   *Celui qui élève bien son fils en tirera satisfaction, parmi ses connaissances, il sera fier de lui.

                                                   *Celui qui instruit son fils rendra jaloux son ennemi, et, devant ses amis, il sera radieux à son sujet.

                                                   *Si le père succombe, c’est comme s’il n’était pas mort, car il laisse après lui quelqu’un qui lui ressemble.

                                                   *Durant sa vie, il s’est réjoui à le voir et au moment de mourir, il n’a pas eu de regrets.

                                                   *Il laisse quelqu’un qui le vengera de ses ennemis, et rendra aux amis la reconnaissance qu’il leur doit.

                                                   *Celui qui gâte son fils devra panser ses blessures, et, au moindre cri, ses entrailles seront bouleversées.

                                                   *Un cheval indompté devient intraitable, et un fils laissé à lui-même devient impossible.

                                                   *Cajole un enfant et il te causera des surprises, joue avec lui, et il te contristera.

                                                   *Ne ris pas avec lui pour n’avoir pas à souffrir avec lui ; tu finiras par t’en mordre les doigts.

                                                   *Ne lui laisse pas de liberté pendant sa jeunesse.

                                                   *Meurtris ses reins tant qu’il est enfant ; sinon, devenu rétif, il ne t’obéira plus.

                                                   *Eduque ton fils et travaille à le former pour n’avoir pas à subir l’affront d’une conduite honteuse.

     

    Le Siracide 42, 9-11 :          *Une fille est pour son père une cause secrète d’insomnie, le souci qu’elle donne éloigne le sommeil : quand elle est jeune parce qu’elle risque de laisser passer la fleur de l’âge, une fois mariée, parce qu’elle pourrait être détestée,

                                                   *vierge, elle risque d’être déflorée et de devenir enceinte dans la maison de son père ; alors qu’elle est unie à un mari, elle risque d’être infidèle, et dans la maison de son mari, elle risque d’être stérile.

                                                   *Autour d’une fille sans retenue monte une garde renforcée, de peur qu’elle ne fasse de toi le risée de tes ennemis, la fable de la ville et la cause de l’attroupement du peuple et qu’elle ne te couvre de honte à l’assemblée plénière.

     

    Les Lamentations 3, 27 :     Il est bon pour l’homme de porter le joug dans sa jeunesse.

     

    1 Timothée 5, 4 :                  Si, en effet, une veuve a des enfants ou des petits-enfants, c’est à eux en premier d’apprendre à pratiquer la piété envers leur propre famille et à payer de retour leurs parents. Voilà, certes, ce qui est agréable aux yeux de Dieu.

     

    Hébreux 12, 7-9 :                  *C’est pour votre éducation que vous souffrez. C’est en fils que Dieu vous traite. Quel est, en effet, le fils que son père ne corrige pas ?

                                                   *Si vous êtes privés de la correction, dont tous ont leur part, alors vous êtes des bâtards et non des fils.

                                                   *Nous avons eu nos pères terrestres pour éducateurs, et nous nous en sommes bien trouvés ; n’allons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre au Père des esprits et recevoir de lui la Vie ?
     

    EDUQUER :

    1 Maccabées 6, 15 :            Il lui donna son diadème, sa robe et son sceau, le chargeant d’éduquer son fils Antiochus et de l’élever en vue de la royauté.

     

    Le Siracide 7, 25 :               Marie ta fille, et tu en auras terminé avec une grosse affaire, mais donne-là à un homme intelligent.

     

    Le Siracide 40, 31 :             ( n’existe pas)

     

    Daniel 13, 3 :                        Ses parents étaient justes, et ils avaient instruit leur fille selon  la Loi de Moïse. (Suzanne)

     

    Osée 7, 15 :                          Moi, j’avais dirigé, fortifié leur bras, et ils machinaient le mal à mon endroit.

     

    Hébreux 12, 10 :                   Eux, en effet, c’était pour un temps, selon leurs impressions, qu’ils nous corrigeaient ; lui, c’est pour notre profit, en vue de nous communiquer sa sainteté.

     

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